Des nerfs d’acier ! ! L’or noir, l’or métal et l’or invisible viennent bousculer la période de hausse.
1) L’or noir
Les bourses glissent avec la baisse du pétrole. Oui, c’est un fait mais cyclologiquement, cela est tout à fait naturel. Pour certains, le crude devrait même descendre à 59 $, même 56 $, voire 50 $. Ils pensent même que cela provoquerait ensuite un trend baissier continu. Soudainement, sur le marché, il y aurait plus d’offres que de demandes et l’avenir serait tristounet pour les pétrolières. Les brokers nageraient dans un océan de pétrole. Curieusement, dans la liste des recommandations d’achat ou de vente, il n’y a pas encore de conseils vendeurs pour les actions suivies. L’Inde et la Chine pratiquent probablement en ce moment une nouvelle période de jeûne et seraient même capables de mettre des barils en vente sur la place de Singapour comme il y a, à peine deux mois.


Une façon bien rémunératrice de faire des emplettes à bon compte.
Il est vrai que le plupart des grandes valeurs du pétrole ont grimpé de près de 50 % sur les douze derniers mois. Avec un baril à 65 $, les bénéfices étaient au rendez-vous. Les investisseurs avisés sachant que la production va diminuer de 5 % par an et que les frais d’exploitation vont augmenter de façon spectaculaire dans la décennie, trouvent plus prudent de prendre leur bénéfice. Le mois de novembre est haussier dans la première quinzaine et baissier dans la seconde pour le prix du crude. Décembre est baissier la première quinzaine et fortement haussier la seconde. Nous sommes donc logiquement arrivé à une période de prise de bénéfices très propice à de nouveau achats bon marché.
La firme SUNCOR, un gros producteur de gaz naturel, de pétrole et de bitume provenant des sables bitumineux annonce avoir produit 189,000 barils par jour, dont 23,000 barils de bitume. L’année passée, ce chiffre évoluait aux environs de 139,000 barils dont 17,000 barils de bitume.
La différence entre une société pétrolière et une société de sables bitumineux, c’est que le déclin de la première a commencé alors que la production de la deuxième va s’accélérer. N’oublions pas que le cours de bourse représente l’actualisation des dividendes futurs.
Je pense que les articles de certains brokers et l’avis de certains spécialistes du secteur pétrolier veulent rassurer la grande foule en déclarant que les brokers nagent dans le pétrole et que nous sommes au bord d’un effondrement des prix.
Si les réserves stratégiques américaines commencent à se gonfler, c’est que les américains commencent un peu à se serrer la ceinture pour rembourser les importants prêts envers leur banquiers pour acheter à crédit,, la maison, le 4x4 et les dernières vacances. Chaque hausse de taux les font blêmir et le marché de l’immobilier va commencer à se crevasser.
La chute actuelle est à considérer comme une correction logique et la fin de l’année verra le cours du pétrole au top de l’année. C’est pourquoi, la baisse actuelle des sables bitumineux doit être mise à profit pour consolider les positions.
2) L’or invisible


Pour l’instant, le gaz naturel ne semble guère attirer l’attention des médias. Pourtant, la hausse est bien là et la Russie marque des points dans son réseau de vente. Les prix devraient suivre imiter l’envol du pétrole mais avec plus de vigueur encore. Cela alourdirait bien entendu la facture énergétique des entreprises et des foyers.
Pour les actions, la plupart des sociétés pétrolières ont une branche production de gaz.
Une réflexion : La Chine a rejoint officiellement l'Organisation Mondiale du Commerce le 11 décembre 2001. Depuis, le gaz naturel a gagné 638 % alors que le pétrole n’a haussé « que de » 225 %.
Mais dans une période de prise de bénéfices et d’un regain de l’inflation, le recours à l’or est une des vieilles méthodes de l’investisseur.
3) L’or métal
Selon les spécialistes, aux niveaux actuels, l’or est sous-évalué et un des marchés où, il fait bon de s’investir. Nous sommes en période de hausse et il est difficile de prévoir quand la hausse va se terminer. On nous parle du chiffre de 800 $ l’once. Si la devise américaine continue à faiblir, il est inévitable que l’or continue à grimper en..$. C’est le même mécanisme que le pétrole. Si ce dernier descend, le dollar a tendance à grimper et vice-versa. Les analystes nous disent que l’or sera dans un temps relativement court, beaucoup plus haut qu’aujourd’hui.
La cyclologie est à nouveau la meilleure conseillère.




L’or devrait descendre en octobre-novembre pour remonter en fin d’année. Toutefois, il est bon de s’intéresser à son cycle.
L’or a un cycle de six ans. Nous sommes à la fin d’un cycle. Les autres, comme le laissent apparaître les graphiques ci-dessus, ont eu lieu en 1999-1993-1987-1981-1975-1969,etc.
A chaque haut d’un cycle, la correction est parfois importante. Il est donc prudent de se méfier des conseils d’achat en or et plus spécialement en mines d’or.
J’ajouterai toutefois, que lorsque l’or atteint un haut, il peut encore durer plusieurs mois avant le retournement. C’est l’effet secondaire de la vente d’actifs pour se protéger contre l’inflation. Comme le risque de guerre n’est jamais complètement écarté, la possession de pièces d’or pourrait être, un jour, bien utile pour négocier une quelconque nourriture.
Je sais que beaucoup rêvent de retrouver le sommet de 1979. Ce n’est pas utopique mais il faudrait vraiment une crise mondiale de grande ampleur.
Avant de vous quitter, je jette un coup d’œil sur l’attitude des institutionnels.

Ils continuent leur métier. Acheter et vendre à bon escient. Pas de panique dans l’air. Toutefois, nous approchons de Halloween et pour vous faire peur, voici deux graphiques dont l’inclinaison donne des frissons.


Je vous avais bien dit qu’il fallait des nerfs d’acier pour rester sur ses positions. Les professionnels n’attendent que votre panique pour faire des affaires. C’est le grand jeu de la psychologie des marchés.
P.S. Sur le site bourse attitude, j’ai ajouté les réactions du Club d’investissement bruxellois « Le Pactole » avec la permission de Monsieur André Moeremans, président de Investa. Vous pourrez très prochainement lire l’ensemble sur le site http://www.investa-bourse.be, le site de l’association des investisseurs actifs.
Cyclologiquement vôtre,
Roger LECUT Professeur de cyclologie boursière
Administrateur-Conseiller à la Présidence de INVESTA
(lecut_AT_hotmail.com)