La logique n’est pas toujours le chemin de la raison.
1) Les taux : La logique voudrait que les actions chutent lors de la progression des taux de la FED. C’est l’inverse qui se passe en ce moment.
En effet, cela déconcerte beaucoup d’investisseurs. En cyclologie, cela nous paraît tout à fait normal. La psychologie du marché est influencée en ce moment par la peur de l’inflation. Celle-ci peut réduire à néant les plus-values encaissées allègrement depuis 2003.
Les investisseurs se dirigent donc vers des placements évolutifs. L’or brille à nouveau (baissier passagèrement) et les actions qui représentent une part du capital de l’entreprise restent un moyen défensif contre l’érosion monétaire.
De plus, la hausse des taux se fait par doses homéopathiques. La FED en est à ses 4 % et les spécialistes pensent que les 5 % seront atteints l’an prochain. Avec probablement un 4.5 % en janvier. La hausse arrivera bientôt à terme. Déjà les achats d’obligations américaines retrouvent la cote.


La maîtrise des taux rassure ainsi le public investisseur qui garde ses positions boursières. Les nouveaux achats ne font qu’augmenter la rareté du papier qui voit ses cours progresser.
D’un autre coté, le président américain, tant décrié de par le monde, vient d’abattre son joker. La nomination d’un excellent remplaçant à Greenspan : Ben Bernanke est un économiste hors pair et extrêmement fiable.



2) Le pétrole baisse mais les pétrolières restent « upgrade »
J’aime parler de l’or noir. En ce moment, les graphiques saisonniers nous rappellent que nous sommes dans le mois des achats les moins onéreux et qu’à la mi-décembre, le baril s’enflammera à nouveau. Un important administrateur d’une société pétrolière vient d’annoncer qu’il voit le prix du brent à 40 $….dans 10 ans. Mais avant, que de profits en perspective ! !. Une question, avez-vous déjà compté les « down grade » de ces sociétés ? A ce jour, seul TOTAL a été dégradée.


Pour le reste, je suis entièrement convaincu qu’il faut miser au maximum sur les sables bitumineux WESTERN OIL SANDS, les sociétés exploitantes de gaz et les sociétés mixtes comme SUNCOR ENERGY. De plus, beaucoup d’analystes sont persuadés que 2006 sera une année moyenne. Notre seul souci étant de rentabiliser nos investissements, les valeurs énergétiques garderont la tête haute dans le climat baissier ou mitigé.
Une autre logique en cyclologie, les producteurs de pétrole et gaz ont encore recours au dollar pour la quasi facturation de leurs produits. Si le dollar entame une glissade début décembre, il y aura des pressions à la hausse sur les prix de façon à faire entrer dans les caisses le même montant en devises locales.
J’aime aussi les valeurs qui s’occupent d’énergie comme STOLT NIELSEN, VESTAS WIND SYSTEMS, SCHLUMBERGER et SCOTTISH POWER




3) le dollar est haussier et le déficit est énorme
Est-ce irrationnel ? Je dirais que c’est logique. Nous voyons à court terme les événements qui plombent notre Euro. La France et ses révoltes citadines, les taux européens dont le différentiel avec ceux des USA est en constante augmentation. L’impression à l’étranger d’une Europe en mal de construction. On pense aligner de nouveaux wagons à un train qui déraille.
Une inflation qui prend de plus en plus d’importance et le peuple qui descend dans les rues. Rien pour redorer le blason Euro.
Faut-il pour cela se ruer sur le dollar. Je n’en ferais rien et je serais vendeur peut être à 1.15 contre Euro. Se mettre en dollars maintenant revient en fait, à faire la même erreur que nous avons faites dans les années 90. Nous avons investi dans la bulle Internet. Nous avons mis notre argent dans des sociétés qui n’engendraient que des pertes en pariant sur leur avenir. Nous n’allons pas faire l’erreur d’investir dans une devise qui s’amenuise fondamentalement de façon chronique.
La demande courante du dollar provient des spéculateurs à court terme sur la devise, des banques centrales, et des commerçants internationaux. Lorsque les émeutes cesseront, que la reprise allemande sera bien présente et que le différentiel d’intérêt entre l’Euro et le dollar se rétrécira, le dollar recommencera sa glissade aux enfers. La force actuelle du dollar est provoquée par des événements court terme et il serait dangereux de jouer sur une analyse technique primaire en déclarant qu’il se trouve dans un trend haussier.


Comme analyste technique depuis près de trente ans, je n’hésiterais pas à vendre mes dollars en me basant sur le fondamental. Mais à une condition : attendre la décision de la BCE du 1er décembre prochain. Si celle-ci hausse enfin son taux, c’est une vente rapide. L’Euro pourrait revenir à 1.187, voire 1.193. Si, c’est pas de changement, j’attendrais encore quelques velléités de hausse pour parfaire mon gain car le dollar pourrait hausser jusque 1.165 voire 1.15.
Ce qui me conforte dans mon raisonnement : nous apprenons que le déficit commercial des USA a monté de 11% en septembre à un niveau record de $66.1 milliards contre $59.3 milliards en août. Les importations ont augmenté de 2.4% (pourcentage supérieur au record d’octobre 2004) tandis que les exportations tombaient de 2.58% à $105.2 milliards, la plus grande diminution de pourcentage depuis septembre 2001.
Le déficit commercial américain continue d’augmenter ainsi de manière significative : en 2001 (362.7 milliard) ; en 2002 (421.1 milliard) ; en 2003 : (494.8 milliards) ; en 2004 : (617.5 milliards). En 2005, nous sommes sur le point d’atteindre un record de $706.4 milliards !
Cela fait peur et certains conseillent d’acheter de l’or.
4) L’or descend et les conseils d’achat abondent


Vu la volonté des gouvernements à éviter l’inflation, l’or ne semble guère attrayant. Divergence négative dans l’oscillateur. Toutefois, le mois de novembre est propice à un rebond dès le 15 novembre. Certains investisseurs commencent à ne plus avoir confiance en quoi que ce soit : banques, devises, gestion du pays et des sociétés. Il y a tant de scandales ! ! L’or est un moyen de sauvegarder ses économies d’autant que son trend est haussier à long terme. Je pense, à nouveau comme l’an passé, que chaque mouvement baissier de l’or dans son long trend haussier est une bonne occasion d’achat. En effet, force est de constater qu’après chaque chute, l’or remonte avec vigueur. Il a même un potentiel de 500 $ d’ici la fin de l’année.
5) Le climat boursier est morose mais le « rally » de fin d’année a déjà commencé


Nous sommes sur le point d’obtenir un nouveau signal d’achat. Cela confirmerait de nouveau que chaque année en « 5 » termine inévitablement dans le vert. A remarquer que les institutionnels sont investis dans chaque secteur.


Même Paris et ses émeutes gardent le vent en poupe. La hausse sera bien là. L’action Suez forme un W de bonne augure et les investisseurs belges ne pourront que se féliciter d’avoir opté pour l’OPA.
Permettez-moi de vous signaler que je tiendrai la tribune de la Salle Boursière de Charleroi le mardi 15 novembre (18 à 20 h) et que je ferai un exposé pour le compte d’Euronext à la Bourse de Bruxelles le 3 décembre prochain (de 10 à 12h30).
Je rappelle également que vous pouvez lire mes gazettes sur le site bourse-attitude.com et que j’écris également des articles qui paraissent sur ce même site sous le nom de « articles et flasches ». Vous pouvez aussi me lire sur le site Investa-bourse en cliquant sur Liens utiles.
Vous pouvez aussi m’envoyer par mail « lecut@hotmail.com » vos décisions ou discussions en clubs d’investissement. Vous pouvez lire cette rubrique également sur ces deux sites. Une façon très agréable de « voir » comment les autres fonctionnent.
N’oubliez pas de vous inscrire au cours de Cyclologie Boursière Appliquée qui se donnera en 4 jours, les 16/1-23/1-30/1 et 6/2 au Palais de la Bourse à Bruxelles. Des cours vraiment précieux en enseignement boursier.
Cyclologiquement vôtre,