Voilà un petit temps que je me fais oublier mais le vice de la Bourse est le plus fort ; je reprends ma plume tout en restant positif sur les marchés..



Revenons un instant sur la cyclologie. Comme vont les cinq premiers jours de l'année, ainsi va janvier, ainsi va l'année. Le Dow Jones a perdu 239.48 points en janvier. L'année devrait clôturer dans un climat maussade. Cela, nous le savons déjà. Mais il y aura encore de belles hausses et de bonnes occasions de gagner de l'argent.
Au cours de Cyclologie, je rappelle un tas d'adages populaires. Un des plus cocasses : c'est un match de football américain qui mobilise quasi tout le peuple américain et l'entraîne souvent dans une atmosphère carnavalesque. Il s'agit du Super Bolw dont les billets se vendent à 500 $. Comme chez nous, l'enthousiasme des partisans de tel ou tel camp déborde dans l'euphorie financière. Certains payent jusqu'à 3500 $ pour parvenir à l'intérieur du stade. C'est une ambiance du tonnerre. Entre les hot-dogs, les ailes de poulet et la mauvaise bière, les fans achètent des casquette à 35 $ et des polos à 95 $. Au moins 60 % des participants des deux camps portent le chandail de leur favori. Cette année, le vert des Eagles dominait. Ce devait être bon signe pour la Bourse, mais hélas....
En effet, la cyclologie nous apprend parfois que l'ésotérisme supplante les meilleurs pronostics des fondamentaux.
Cette année, les Patriots de New England ont décroché le 39ème SuperBowl de l'histoire, en s'imposant devant les Eagles de Philadelphie (24-21), à Jacksonville en Floride. C'est leur troisième titre en quatre ans, un bilan exceptionnel.
Comme tous les ans, Wall Street se perd en conjectures sur le résultat du Super Bowl,
Les « Patriotes de la Nouvelle-Angleterre », partaient favori mais le coeur des investisseurs battaient évidemment pour Philadelphie, le camp de la promesse haussière.

En effet, sur 30 des 38 dernières années, le marché boursier a fini l'année en hausse lorsque le champion de la Conférence nationale a battu le représentant de la Conférence américaine

Or, les Eagles ont remporté cette année la Conférence nationale alors que les Patriots sont issus de la division américaine. Les boursiers avaient donc des chances de conforter leur capital.

Lors des 25 derniers Super Bowl opposant des équipes avec une mascotte humaine (les Patriots) à des formations avec une mascotte animale (les Eagles), les "humains" ont gagné à 18 reprises. Si on se fonde sur cette statistique déjà appelée « règle des mascottes » la probabilité d'une victoire des Patriots était de 72%.

Comme ceux-ci sont sortis vainqueurs, les indicateurs du Super Bowl suggèrent qu'il y a 79% de risque de voir le marché boursier baisser en 2005".

En fusionnant ces deux statistiques, on n'arrive à 57% de probabilité de baisse de Wall Street en 2005. Cela n'est pas plus qu'une chance sur deux. Nous voilà à moitié rassurés.

En plus de la préparation de mes cours, je lis beaucoup ; notamment les prévisions des analystes américains les plus pointus.

Je me suis attardé plus spécialement sur le travail du rédacteur de Durban Deep. Celui-ci a demandé l'avis de 20 analystes américains bien connus pour leurs prévisions et bulletins financiers. Pour n'en citer que quelques uns, il a rencontré Ralph Acampora, Joe Granville, Alfred Goldman et Bernie Schaeffer. En fait, en langage imagé, il a rencontré des taureaux et des ours. Je vous livre le bilan de ses investigations.

Mais avant, je vous livre le résultat d'un sondage général auprès des diverses personnalités du monde financier :
67 % des personnes questionnées indiquent que le Dow Jones affichera des cours dépassant les 11.000 points.
44 % indiquent des cours supérieurs à 11.730 points.
33 % pensent que le Dow Jones restera dans un carcan se situant entre 9500-11.000
33 % pensent aussi que le Dow Jones va descendre et évoluerait même sous les 9.500 points.

Dans le panel qui nous occupe, 17 % ont jugé le marché sous-évalué, 50 % l'estiment à son prix et 28 le jugent surévalué.
Ce panel pense que les bénéfices des sociétés seraient en hausse entre 5 et 10 % et que le rendement des bons du Trésor à 10 ans évoluerait entre 5 et 5.25 %. Toutefois, 11 % pensent que le rendement resterait entre 4 et 4.5 %.78 % de ce panel pense que la FED augmentera ses taux entre 3 et 4 %.

Mais les chiffres affluent encore : 17 % de ses spécialistes voient l'économie américaine assez plate en 2005 ; 56 % croient à un accroissement du PIB (2-3 %) et 10 % du panel prévoient un accroissement à 4% et plus.
En ce qui concerne l'inflation, 28 % la voient évoluer vers 3.5-4 % mais 50 % ne la voient pas à la hausse en 2005.

Un des participants au panel pense que nous arriverons, cette année, au sommet du cycle de 6 ans et que ce cycle provoque toujours une vive réaction baissière. Octobre 2005 devrait s'inscrire négativement dans les mémoires boursières.

En général, la presse financière spécialisée nous incite à être prudent avec les obligations gouvernementales à long terme en raison du risque de hausse des intérêts.
L'économie ne sera pas aussi forte qu'en 2004 et les conseils de prudence redoublent avec les mises en garde contre l'achat des banques, des assurances, de l'énergie et des pharmaceutiques.

Un autre stratège signale que les dépenses du consommateur et les investissements ralentiront. Il recommande d'éviter les petites capitalisations qui ont eu la faveur du public et des institutionnels depuis 4 ans.

A Chicago, la presse nous indique qu'il faut quitter l'immobilier parce que les prix sont au maxi et la hausse des taux attendue va ralentir le flux de ce commerce.

A New York, on pense à un ralentissement de la croissance des revenus. On préfère investir dans les actions de croissance bien connues du public et éviter les petites capitalisations ainsi que tout ce qui a trait à la dépense du consommateur puisqu'il dépensera moins.

A St Louis, on constate que nous sommes dans la quatrième année de rétablissement . Le PIB montera à 3.5 % et l'inflation à 2.5 %.
Toutefois, force est de constater également que le marché est haussier depuis 26 mois et and its knees are starting to creak... (que ses genoux commencent à grincer..).

Jetons un coup d'oeil sur cette bourse. Les chartistes sont également divisés. Voici le SP-500.





Il semble se préparer à un rebond mais la prévision d'un wedge allant vers le haut se traduit logiquement par un marché bearish. C'est pour cette raison que d'autres chartistes voient le chart de la façon suivante :





C'est une tête et épaules qui ferait chuter l'indice à 1127 points. Une figure complémentaire nous donne des oscillateurs sur-achetés et le scénario pessimiste prend forme.
Avec la méthode des soutiens et résistances, nous avons le chart suivant :





Je constate agréablement que nous sommes en train de refaire la même figure qu'au mois d'août. Une bonne tête et épaules inversées dont la deuxième épaule est en formation avec un niveau supérieur à la première. Nous pensons à une hausse prochaine à 1236 points.
Avec du recul, je vois aussi une formation cup and handle. En calculant la profondeur de la tasse, j'ai des espoirs de hausse à 1270 points.





Dans les petites valeurs comme LUCENT TECHNOLOGIES et MRV, rien n'incite à l'achat. Nous pensons toutefois qu'une recovery situation est engagée et que la patience va payer.





Le dollar devrait continuer son redressement et évoluer soit dans la zone 1.24-1.28 ou dans la zone 1.20-1.24. Cela dépendra des infos sur la santé du déficit budgétaire. Comme celui-ci pourrait se résorber partiellement avec le rapatriement des dollars placés hors USA grâce au nouveau système d'imposition fiscale USA (à titre exemplatif, les rachats de société comme Procter Gamble et Gillette nécessite une masse d'argent placée hors USA), le scénario le plus optimiste me semble le plus indiqué.
La méthode de Fibonacci me semble plausible mais je ne suis quand même pas encore aussi optimiste.



Me voilà rassuré. Je confirme mon opinion en regardant les informations chinoises sur le marché américain.
Nous sommes entrés dans l'année du COQ et le Nasdaq pourrait grimper à 2150-2200 en février-mars.









L'or aurait atteint son plancher et les chinois recommande son achat. Si l'or monte, le dollar baisse et celui-ci devrait évoluer au plancher en juin-juillet vers 1.30.



Les institutionnels accumulent puis vendent le papier comme s'il brûlait leurs doigts. Ils accumulent en ce moment les Telecoms et les Biotech.