La décision est tombée, la FED laisse ses taux inchangés. Branle-bas de combat chez les obligataires. Certains espéraient en secret, un nouveau geste baissier. GREENSPAN trouve que le statu quo est mieux et cela pour un temps « considérable ». Les détenteurs d'obligations vont craindre maintenant une hausse des taux (lorsque le dollar cotera 1.3) et les détenteurs d'actions vont se sentir soulagés avec cette « pause »annoncée très officiellement.
Le Dow Jones a franchi les 10.000 points avant de clôturer à 9923 points. Ce qui est intéressant, c'est de voir que 61 % des actions cotées au NYSE ont chuté à l'annonce de cette info. Il y a un malaise.
C'est en effet le moment de se poser des questions. Le mois dernier le PIB américain a progressé de 7.2 %. La croissance économique est rapide et pourtant, cela ne se voit pas dans les chiffres du chômage. D'autres creusent encore plus profondément en attirant l'attention sur la difficulté des entreprises à accroître leurs profits.
Lors de mon récent voyage aux USA, j'ai constaté qu'il y avait toujours autant de monde dans les restaurants et les lieux d'amusement et que peu de personnes semblaient concernées par la guerre en IRAK.
Je vous avais également signalé que le dollar devait baisser par une volonté politique. Mon correspondant me signalait d'ailleurs que certains le vendaient à découvert. Je vous avais parlé de la nécessité de détenir de l'or. Il serait programmé pour une hausse à 450 dollars l'once. (en fait pour conserver le même prix de vente dévaluation momentanée comprise).
Pour les personnes ayant des liquidités, il est possible d'acheter de l'or en compte en achetant à Londres des actions de la Gold Bullion Securities. Chaque action représente un dixième d'une once d'or détenue dans les coffres de la très sérieuse banque HSBC.
Je me souviens également vous avoir parlé des investissements en Chine.
En lisant toute la prose actuelle sur ce Pays, force est de constater que la Chine deviendra le plus grand pays du monde au 21ème siècle. La stratégie des dirigeants est une stratégie capitaliste et le nom de communiste cessera bientôt d'exister dans les milieux commerciaux et politiques.
Je lisais dernièrement que les Chinois investissent déjà 35 % de leurs revenus dans l'épargne et la bourse trouve maintenant des débouchés immenses avec un apport de capitaux considérable.
Devant l'endettement tout aussi considérable des Américains, je me suis écarté des financières USA qui devraient se trouver en difficulté lors de la hausse des taux qui interviendrait probablement à la mi-juin 2004.
Je viens de regarder mes graphiques avec attention. Les matières premières sont également très recherchées. Certaines firmes avouent que les Chinois deviennent une part de plus en plus importante de leurs acheteurs. Mes amis me confirment que nous pourrions voir bientôt une nouvelle guerre du pétrole car la Chine en est démunie. La guerre des Tchétchènes nous rappelle chaque jour l'enjeu de cet or noir qui devient hyper précieux et rentable.
En cyclologie, la demande des matières premières évolue dans un cycle régulier de 25 ans environ. Ce cycle haussier a commencé en 1990 et pourrait bien encore durer probablement une dizaine d'années.
QUID de cette faiblesse accentuée du dollar ?. Si celle-ci persiste, nous pourrions voir la devise vers les 1.30 $ contre €. La devise cote ce jour 1.2178. Cela revient à dire qu'il ne faut plus que 0.820951 Euro pour acheter un dollar. Cela revient à dire qu'historiquement, le dollar est ce jour à 33.12 Francs belges (anciens). Vous savez tous qu'il est déjà descendu à 28 de nos anciens francs et qu'à cette époque, on disait qu'il dégringolerait à 18 francs. C'est donc cyclique.
Je vous ai signalé que le fondé de pouvoir d'un homme important de Chicago m'avait confié que la politique officielle de la FED est d'altérer la valeur du billet en émettant de nouvelles coupures et en persistant à garder des taux bas. Cela se confirme et la cible est de 1.30 soit un cours de 28 ex FB.
La lecture de mes correspondants m'incite à vous conseiller également les valeurs détentrices de matières premières, même si les cours de celles-ci sont historiquement au plus haut depuis une décennie. Je pense que le Canada va à nouveau être la cible de bien des achats. La devise canadienne se démarque d'ailleurs du dollar américain.
En réalité, avec tout ce qui se passe, un Américain aurait intérêt à ouvrir un compte en Suisse pour sécuriser son épargne et à étudier le chinois car c'est là que la croissance sera la plus spectaculaire dans ce 21 siècle. Cela, voilà déjà plus de deux ans que j'en parle au cours de cyclologie boursière.
Devant de telles affirmations, dois-je vous conseiller de quitter la bourse américaine et de vous placer immédiatement dans la zone Euro ou dans la bourse asiatique?
Certains me disent que la prime de risque est revenue à son niveau normal et que la zone Euro a plus de chance de performer l'an prochain.
Comme je vous l'ai déjà signalé et cela à plusieurs reprises, les investissements des entreprises américaines se confirment de mois en mois notamment dans le secteur des services. Ce qui me manque, c'est la confirmation de l'embauche. Elle est là mais sans folie. Pourtant, pour consommer, il faut de nouveaux emplois. De plus, comme les américains moyens sont sur endettés et liés quasi tous à un prêt hypothécaire, l'embauche ou la disparition d'une menace de licenciement vont libérer les quelques économies, accélérer la consommation et aussi éviter les défaillances des crédits hypothécaires.
Mes dernières lectures me confortent à ce sujet avec une croissance attendue du PIB de 3.9 % en 2004. Pourtant, des accidents boursiers surviennent régulièrement ; ils sont dû principalement à une annonce pas conforme aux attentes. Cela revient à dire, que la bourse a anticipé et qu'elle corrige immédiatement. Cela confirme que la prime de risque se véhicule à son niveau logique et que seuls les bénéfices feront la loi sur les marchés.
Nous devrions retrouver la théorie qui dit que le cours de bourse représente l'actualisation des dividendes futurs. Mais chat échaudé craint l'eau froide et personnellement, je crains encore les dires des fondamentaux.
Je pense que le quatrième trimestre va apporter des hausses subites et des corrections sévères dans les actions. Je confirme toutefois que mes correspondants parlent d'un mieux dans les résultats de 12 à 25 % pour le 4ème trimestre et les débuts 2004.
Pour l'Europe, je suis moins enthousiaste que pour la zone dollar car la croissance reste toujours stagnante. De plus, les consommateurs craignent une hausse de l' « inflation voulue » pour abaisser le niveau des pensions et le gel des rémunérations devant les demandes d'emploi insatisfaites.
Le taux de croissance annoncé serait de 2%. On veut me rassurer en disant que la prime de risque en Europe est encore faiblarde, ce qui donne encore une sous-évaluation des actifs mobiliers.
Il faut dire aussi que le lancement de la DLU en Belgique n'est pas du genre à rassurer les investisseurs ; les conférences sur ce sujet amène d'ailleurs une foule de gens inquiets.
Pour la Chine, chaque semaine, de nouveaux véhicules d'investissement apparaissent. Il faut sérier et si le risque est plus grand en investissant de façon individuelle, les sicavs risquent devant l'afflux de capitaux de suracheter les mêmes secteurs. Il faut donc y entrer sans précipitation et ne pas oublier que le Japon pourrait bientôt nous apporter de bonnes nouvelles ; les graphiques ne sont toutefois pas encore acheteurs.
LES GRAPHIQUES

Le dollar canadien se démarque du dollar américain. Les matières premières soutiennent la devise.

Nous voyons très bien que cette devise peut à nouveau coter les 1.30 $ contre euro. Et maintenant, le graphique de l'or

Quant à l'or, le trend haussier semble vouloir nous donner un nouveau signal d'achat. 450 reste un objectif valable.

Une hausse régulière à suivre attentivement. Il y a des réactions baissières et un ordre limité vers le bas est tout indiqué.
Les matières premières présentent sur un long terme une forme dite « soucoupe » qui si elle perce vers le haut est annonciatrice de pulsions haussières certaines.