En bourse, il est souvent recommandé de ne pas quitter un trend haussier porteur.
Il faut vérifier les breakout et surtout les breakdown sans oublier les pullback.
Bien à vous
Roger LECUT

12 février 2007

Sous la loupe de Roger LECUT
Les canaux amicaux


Je pense en ce moment à Lloyd Blankfein, vous savez, ce broker ou banquier d'affaires qui vient d'empocher une prime de 53.4 millions de dollars pour l'an 2006. Bien entendu, ce « golden boy » n'est autre que le PDG de Goldman Sachs et la Bourse n'est certainement, pour lui, qu'un vaste champ d'opérations où les mots return, croissance et rentabilité prennent un sens aigu par rapport à nos pauvres théories de « placements ».
Rappelez-vous, combien le verbe « jouer » en bourse était proscrit dans notre enseignement. Tout reposait sur de saines théories où tout le monde était transparent et les bilans, de superbes exemples à encadrer dans les bureaux de conseils les plus respectables.
Bien entendu, en 2006, il vous reste, qui un 9 % ou un 20 % de plus-value, selon que nous ayons pagayés dans les eaux européennes, américaines ou sous des cieux nettement plus lointains.

Pourtant, des théories existent bien, elles sont d'ailleurs développées au cours de cyclologie boursière de notre Ecole de la Bourse. Lorsqu'un titre grimpe, il faut le laisser grimper et ne rien faire pour briser son élan. Par contre, lorsqu'il vacille, comme un faisan après le tir du chasseur, il faut le céder à qui veut encore bien le prendre.
Cela doit se faire sans regret. Il faut mieux une perte de 25 à 30 % que conserver un titre qui ne vaut plus que 25 à 30% de votre prix d'achat.

Une méthode simple et relativement facile est de conserver la valeur tant qu'elle évolue dans un trend que nous appellerons « historique ».





Voici CIE DU BOIS SAUVAGE et DISTRIGAZ. Ce sont deux trends haussiers qui durent depuis 2002, 2003 avec une accumulation de volumes toujours positive. Bien entendu, en période de doutes, ces valeurs descendront avec une amplitude quasi égale aux autres valeurs mais votre portefeuille ne devrait pas vous poser de problèmes graves.





La société flamande GIMV montre ici des signes de faiblesse. Il y a eu d'importants dégagements et pourtant, nous sommes toujours dans le trend haussier malgré une accumulation de volumes nettement négative . Tant que la valeur ne quitte pas le trend amical, il est recommandé de la conserver. Toutefois, certains profitent de l'amplitude du carcan pour y faire un trading très rentable. C'est un peu comme les bandes de Bollinger en fixe.
Les AGF nous montrent que le trend historique a donné accès à un deuxième trend parallèle. Un dégagement important vient d'avoir lieu mais le risque à prendre est de 26 euros -écart entre le cours actuel et le plancher du nouveau trend haussier. Votre trend va dépendre maintenant du climat boursier actuel et une correction probablement logique du marché ne remettra pas en cause l'évolution haussière de votre trend historique et amical tant que le trend reste intact.
Toutefois, chaque fois, que ce trend est percé, soit vers le haut (breakout) ou vers le bas (breakdown), il faut que la percée soit de 3 % au moins pour qu'il y ait un changement notoire dans le tracé du trend.
De plus, en cas de correction, il y a le fameux pullback. C'est un retour sur les anciennes bases avant de conclure un changement de cap. Ce cas est très visible chez Carrefour





Chez Lafarge, le breakout de mai 2006 n'a pas atteint les 3 % et le titre est retombé sur la base d'un angle de Fibonacci, qui est aussi la base de ce trend historique.
Comme vous le voyez, le trend est mon ami, mais la connaissance approfondie du chartisme et de l'analyse technique sont vraiment nécessaire pour oser s'aventurer seul dans la grande aventure boursière.
Ces théories sont développées de façon très accessible dans notre Ecole de la Bourse. Cela vaut vraiment la peine d'en suivre les cours donnés chaque année. Je retiens avec plaisir la citation d'un de mes élèves. « Maintenant, je peux mettre à la poubelle mon vieux livret d'initiation, il est complètement dépassé. »



Je terminerai avec FORTIS; après un double top en octobre 2006, la valeur a corrigé et un « W » de bonne augure ramène le cours à ses plus hauts sommets. Il est vrai que l'on parle d'une nouvelle fusion avec un groupe bancaire hollandais. L'accumulation des volumes ne montre pas de changement évident et le titre continue de grimper le long d'un axe de Fibonacci. Disons que nous sommes aussi dans une formation d'un triangle rectangle ascendant de bonne augure tout en sachant que cycliquement, ce n'est guère le moment d'entrer dans le secteur des financières. C'est là, que l'on voit le maçon au pied du mur !!



Roger LECUT, Professeur de cyclologie boursière,
Administrateur-Conseiller à la Présidence d'INVESTA
www.bourse-attitude.com