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Bonne lecture
Roger LECUT
25 FEVRIER 2007
Sous la plume de Roger LECUT
GAZETTE DE L'INVESTISSEUR AVISE
UNE CORRECTION QUI SE PREPARE
Jetons à nouveau un coup d'oeil sur la cyclologie des matières premières
FEVRIER est statistiquement, pour le cuivre et l'argent, un point culminant de l'année. C'est également le mois du départ à la hausse pour l'or et le pétrole.
Nous savons que le baril au dessus de 60 $ ne serait pas dû uniquement à des périodes de maintenance de l'outil.
Par contre, il ne faut pas oublier que les américains font pression sur l'Iran en maintenant un prix du pétrole au niveau le plus bas possible pour que les rentrées de ce pays dissident mettent à mal leur budget.




Cet indicateur basé sur le money flow et l'accumulation/distribution nous signale que les institutionnels sont encore cash dans la biotechnologie, le bâtiment et maintenant dans la pharmacie.
Les aller-retour sont fréquents et les brokers semblent se prémunir d'une correction en liquidant les positions en fin de semaine.


S'INFORMER :
Le recul de la bourse américaine se fait en douceur tandis que les valeurs plus spéculatives du Nasdaq semblent revenir à de meilleurs niveaux.
Pour la semaine, le Dow a diminué de 0.9% et le S&P500 a chuté de 0.3%. Pourtant les transports ont gagné 1.0% avec un linéaire en hausse croissante depuis le mois d'août 2006. L'index des cycliques de Morgan Stanley affiche un nouveau haut tandis que les utilities culminent également à un niveau record. Pourtant, l'indice Consumer Discretionary SPDR (XLY) est tombé de 0.8%. Le Nasdaq 100 a monté de 1%, et l'index de technologie de pointe de Morgan Stanley a augmenté de 0.5%. Les semi-conducteurs gagnent 3.1%. Les télécommunications montent de 0.8% tandis que les biotechnologies
plongent de 0.2%. L'or grimpe de $13.40, un plus haut de neuf mois ; cela fait gagner 2.9 % à l'indice HUI.


REFLECHIR :
L'influence des méthodes ésotériques prend de plus en plus de place dans la cyclologie boursière. Si l'évolution de la bourse en janvier indique une fin d'année 2007 positive, d'autres " indicateurs " viennent moduler cette tendance.
Tout d'abord, les Chinois sont persuadés que l'année du Cochon est néfaste à la Bourse. Il y a aussi la statistique des décades qui marque dans le rouge les années se terminant par le chiffre sept. Rappelez-vous 1987.
Nous ne contesterons nullement l'influence du Super Bowl. Les Colts d'Indianapolis l'ont emporté 29-17 sur les Bears de Chicago. Ce match suivi par un nombre incalculable de personnes s'est tenu sous la pluie battante à Miami. Le résultat n'est statistiquement pas une bonne nouvelle pour la bourse et les parieurs ont, dès le lendemain, commencé à vendre les valeurs américaines.
2007 devrait voir le passage d'une comète qui risquerait même de s'écraser sur la terre. Même, si cela paraît assez farfelu, les statistiques démontrent qu'à chaque passage d'une comète dans notre ciel boursier, les actionnaires ont vu diminuer leurs actifs.

Il y a aussi la convergence des cycles longs et courts.
Des résolutions potentielles des modèles de bottom à bottom de deux ans, de quatre ans, de huit ans, de 12 ans, de 16 ans, de 25 ans, de 32 ans, et de 75 ans tombent au premier trimestre 2007 . Une convergence de cycles vraiment impressionnante puisque, nous alors voir les six périodes de temps les plus importantes dans l'histoire du marché boursier tomber en mars de cette année. Le 12 mars est une date cruciale !!!
Il y aussi les prochains profit warning. Les sociétés dont le résultat trimestriel n'est pas supérieur aux attentes verront leur cotation baisser directement et celles qui, franchement, annonceront un résultat inférieur aux attentes seront sévèrement sanctionnées. Certains redoutent d'ailleurs les annonces trimestrielles qui sonneraient la fin d'une longue période haussière de la bourse.
Mais les statistiques nous apportent aussi un peu de baume sur nos angoisses. Ainsi, le mois de mars est un mois de hausse boursière depuis 1896. Le réchauffement de notre planète pourrait même amplifier ce mouvement.


2004: Election Year
2005: Post-Election Year
2006: Midterm Year
2007: Pre-Election Year
2008 : Election Year
D'autre part, 2007 est aussi une année pré-électorale américaine et celle-ci est en général haussière. Statistiquement, le dollar devrait reprendre de la vigueur jusqu'en août avant de redescendre plus bas que le début de l'année. Cela devrait soutenir le marché USA.


Cyclologiquement, nous devrions ainsi voir la bourse USA progresser jusqu'au mois d'août également et corriger ensuite. A noter la correction du mois de mai ; est-ce celle que nous attendons depuis plusieurs mois ?
Certains pensent que le dollar va s'effriter. Cyclologiquement, nous devrions voir une tendance latérale jusqu'au mois de septembre et ensuite une hausse. Cela pourrait bien se faire à nouveau en 2007 avec, à cette période, une chute du cours du brent. C'est devenu cyclique, sauf événement majeur extérieur. Les pays producteurs ont pris l'habitude de compenser la baisse du brent par une hausse du dollar.
Nous constatons une plus grande masse de liquidités. En effet, les dépôts à terme repris dans le M3 ont augmentés de $12.4 milliards.
Le M2 a, quant à lui, augmenté de $4.8 milliards pour atteindre un record de $7.097. Il a ainsi augmenté à un rythme de 7.3% pendant les vingt dernières semaines. Cela veut dire que les liquidités ne sont plus nécessairement recyclées en bourse. La méfiance s'installe.
Pour ceux qui préfèrent les investissements en énergies renouvelables, il faut savoir que les prix du maïs et du grain commencent à s'élever trop rapidement. Cette hausse menace ainsi l'industrie naissante des biocarburants. Certains pensent déjà que ces nouvelles industries ne pourront pas survivre sans un gros soutien gouvernemental.
Les matières premières, que les analystes décriaient ces derniers temps, viennent de reprendre le flambeau. Nickel, étain et cuivre s'envolent de plus en plus haut. L'étain est même, à son plus haut top depuis 17 ans. L'or a encore de beaux jours MAIS nous indique que l'inflation reste le souci majeur de nos gouvernants.
En une semaine, le cuivre a grimpé de 7.4 %, l'or de 2 % et l'argent de 4.2 %. Il va de soi, que conserver les actions traitant de ces matières, est de mise. Nous devrions même consolider nos positions en ce domaine, tout en sachant, qu'à la fin du cycle, nous devrons d'abord vendre le papier et ensuite, le métal.
Avec le brent à 60.93 et une hausse du gaz de 2.9 %, le raisonnement est le même : conserver les valeurs de ce secteur qui devraient monter prochainement.

Les mises en chantier de logements ont chuté de 14,3 % en janvier aux Etats-Unis par rapport à décembre 2006, à 1,408 million d'unités en rythme annuel.
Il s'agit du niveau le plus bas atteint depuis août 1997, où il s'élevait à 1,390 million.
Mais, je vous avais déjà exposé mes craintes à ce sujet, la crise de l'immobilier USA entraîne inévitablement des défauts de payement et certaines banques risquent même d'être ébranlée par ce phénomène.
En effet, près de 1,2 million de prêts immobiliers ont fait défaut en 2006 aux Etats-Unis soit une augmentation de 42 % par rapport à 2005. Les analystes craignent même un effondrement du marché des prêts immobiliers avec surprime.
Ceux-ci représentaient, à la fin 2006, 1.300 milliards de dollars et, ils ont été abondamment utilisés comme support d'émissions obligataires diffusées dans l'ensemble de l'économie américaine et même mondiale.
Cette information n'a rien de rassurant. Je me rappelle en effet, que c'était l'effondrement de l'immobilier vers la fin des années 80 et le début des années 90 qui nous a mené directement à la récession des années 90. Cette période avait été dominée par des taux d'intérêt élevés et entachée par des scandales financiers.
AGIR :
Contrairement à CE QUE PROPOSENT beaucoup d'analystes, je spécule actuellement sur l'énergie et les secteurs de la défense en me disant que nous allons encore parler guerre pendant tout un temps et que la courbe d'Hubbert nous démontre chaque jour que ce fameux pétrole n'est plus inépuisable ; il en est de même des matières premières.
Je pense également qu'il faut au moins 35 % de ses actifs en liquide de façon à subir nettement moins fort la correction qui s'annonce.
Côté guerre, des analystes pensent qu'en dépit de tous les démentis habituels, tous les signes se dirigent vers un conflit des USA contre l'Iran.
Retenons que l'Iran accepte maintenant uniquement des euros pour le payement de son pétrole et de son gaz et que de plus, il encourage de façon très active, d'autres producteurs à le suivre.
Je pense que mars sera un mois pénible d'autant plus que le 21 mars 2007, l'Iran n'acceptera plus officiellement aucun dollar dans les transactions commerciales.
L'Iran tente de se rapprocher de la Russie. Des discussions sont d'ailleurs en cours pour la formation d'un cartel du gaz. Que fera l'Europe ?
La Russie et l'Iran sont les n° 1 et 5 des producteurs de gaz au point de vue mondial. Mais le plus important, c'est de savoir qu'ils sont les producteurs n° 1 et 2 AVEC les réserves chiffrées de gaz naturel. On pense même qu'à eux deux, ils possèderaient la moitié des réserves connues du monde entier.
Ce transfert de payement en euros au lieu du dollar va donc menacer la position du dollar américain comme monnaie de réserve et menacerait encore plus directement, les intérêts américains dans le Moyen-orient.

Je me rappelle les top niveaux de l'an 2000 et les jours grisants ou tout le monde pensait qu'il suffisait d'acheter pour gagner. Personne ne pensait qu'on pouvait perdre.
C'est le même climat actuellement. La seule différence, c'est la volatilité des marchés.
En 2000, l'indicateur était à 61 points. Aujourd'hui il évolue vers les 11 points. C'est une cotation qui ne démontre aucune satisfaction pour les brokers. Tout est mitigé.
Pour les bullish, quand la satisfaction est haute, la volatilité est basse. Les bearish ne font guère d'affaires en ce moment et attendent avec impatience des jours propices. Ils vont bientôt arriver !!!
Une explosion dans le Moyen-Orient serait un choc pour les marchés qui ne semblent pas encore tenir compte de ce risque. Il est vrai, qu'ils ont quand même été un peu hésitants lorsque l'Iran a annoncé officiellement qu'il continuait ses opérations d'enrichissement en uranium. La seule réaction visible est la hausse de l'or et du pétrole. Mais, nous ne pensons guère à ce conflit, nous faisons confiance à la politique et nous nous convainquons que cela n'arrivera pas.
Pourtant, malgré les démentis de plus en plus fréquents, tout semble indiquer que quelque chose va se produire. Comme on le dit fréquemment, il suffit d'une étincelle. Ce qui me rassure, c'est que la Russie et la Chine possèdent des milliards d'intérêts en Iran et de plus, ces deux pays verraient d'un mauvais œil, la puissance américaine contrôler les réserves de l'Iran.
Restent les graphiques pour comprendre ce qui se passe et le pourquoi de mon inquiétude. Le SP-500 nous montre un wedge bearish tandis que l'indicateur des matières précieuses, l'or et le pétrole, nous montrent une position haussière.


Ce qui est plus spectaculaire encore, c'est la position du Dow Jones qui laisse clairement apparaître la formation d'un wedge ascendant. Cette formation était apparue avant les krachs de 1929, 1937 et 1987.

Je vous invite à réfléchir à mes propos et je vous propose de prendre sans tarder, une attitude défensive dans vos investissements.
35 % liquide, de l'or et des valeurs dans le secteur énergie, voilà le simple résumé de mon message.
Bien à vous - Roger LECUT Professeur de Cyclologie Boursière.
Conseiller à la Présidence de Investa - (www.bourse-attitude.com)
