LA BOURSE EST FAIBLARDE mais il y a déjà des opportunités.
Les audacieux peuvent en profiter
Bien à vous
Roger LECUT


30 MARS 2007
Sous la plume de Roger LECUT

GAZETTE DE L'INVESTISSEUR AVISE

RECESSION OU INFLATION ? SOYEZ AUDACIEUX

Nous devrions mémoriser cette cyclologie qui colle vraiment aux évènements du moment :









AVRIL, c'est demain et la ruée vers les matières premières risque de se ralentir fortement. Prendre à nouveau les bénéfices et réinvestir en juillet.

Comme prévu, l'or et le pétrole ont entamé leur rallye. SUNCOR ENERGY vient d'ailleurs d'être classée en upgrade.
Guerre ou pas guerre, le crude va de nouveau s'envoler et les sociétés pétrolières également.

Nous retenons toutefois que des évènements nouveaux viennent perturber cette savante statistique.

Cet indicateur basé sur le money flow et l'accumulation/distribution nous signale que les institutionnels sont maintenant cash dans l'or, les banques régionales, les semi-conducteurs et les télécoms.
Les aller-retour restent fréquents et la volatilité des marchés reste forte.



S'INFORMER :

A la moindre nouvelle, le marché du NYSE prend ou perd près de 100 points. Jeudi 29 mars, par exemple, il ouvre brusquement à la hausse sur l'annonce d'une baisse des demandes hebdomadaires d'allocations de chômage. Les investisseurs interprètent cela comme une nouvelle force du développement de l'économie US qui éloigne ainsi le spectre de la récession.
Cela semble se confirmer avec l'annonce d'une révision à la hausse de la croissance américaine le quatrième trimestre 2006. Cette indication révisée date déjà de trois mois, mais les nouveaux chiffres du PIB viennent s'ajouter à l'information et rassurent également le marché US.
Il faut des nerfs d'acier pour surnager dans les nouvelles positives et négatives. Ne répondant pas aux attentes du marché, DELL a glissé de 5.6 %, RET HAT de 7 % et COGNOS de 6.26 %. La sanction est immédiate.
Bernanke, le président de la FED est surtout tracassé par la menace de l'inflation. Il a indiqué, lors de son discours devant le Congrès, que si l'inflation avait ralenti au second semestre 2006, les récents chiffres étaient exagérément élevés.
Nous devons suivre attentivement les prochaines informations sur les revenus et les dépenses des ménages américains. Cela nous donnera une bonne indication sur l'évolution de cette inflation sournoise. A noter qu'un baril à 66.73 $ n'est guère rassurant à ce propos.
Les investisseurs ont noté également que Bernanke insistait sur le fait que les difficultés du marché des prêts immobiliers à haut risque ne semblaient pas encore s'être propagées dans l'ensemble de l'économie. Il se réservait d'ailleurs un temps d'observation.

La baisse des taux d'intérêt aux USA n'est probablement plus une chose assurée ; pourtant la bourse devra tenir compte d'une croissance nettement plus modérée en 2007.



L'indice de confiance des consommateurs est en effet en chute de quatre points. Certains observateurs pensent toutefois que l'inflation se tassera en même temps que le prix du baril de pétrole qui, lui, descendra vers 55-60 $. L'optimisme reviendra avec un règlement à l'amiable des problèmes iraniens.



Des profits qui devraient continuer à se renouveler et qui n'encouragent pas spécialement à investir dans le secteur des énergies renouvelables.
Pourtant, certains secteurs comme la géothermie, les éoliennes et les biocarburants commencent à être courtisés.
Le charbon, malgré sa pollution a encore beaucoup d'avenir.

Déjà, l'ère des fusions semble soutenir les marchés. La fusion de US STEEL et de LONE STAR sera bénéfique pour ce secteur de fabricants de tubes en acier soudés et non soudés. En Europe, les bruits de couloir dans le secteur financier soutiennent fortement les actions, qui, cyclologiquement, devraient pourtant amorcer un repli conjoncturel.
Alors que la foule des investisseurs croyaient fermement à la poursuite de la hausse fin 2006, beaucoup ont pris la précaution de sortir partiellement des marchés à la première alerte. Maintenant, ils piétinent et ne s'inquiètent pas trop de la volatilité des marchés ; ils voudraient réinvestir.
En Europe, la volatilité est plus faible mais bien présente. Beaucoup évoquent que notre faible croissance, la crise immobilière et le ralentissement de l'économie aux USA ne sont pas pour rassurer les investisseurs. D'autant plus, que le pétrole joue à nouveau les sommets et que l'Euro est défendu bec et ongles contre l'ensemble des devises.

REFLECHIR :



Certains analystes chevronnés déclarent que Bernanke devrait baisser ses taux deux fois avant la fin de l'année pour relancer l'économie et annoncer de beaux résultats dans l'année pré-électorale et cela, bien entendu, avec l'accord ou la pression du Président Bush.
Cela relancerait l'économie et ne serait que le reflet cyclologique constaté depuis 1899.

Cela voudrait dire que 5.25 % moins 0.50 %, nous aurions un taux de la FED à probablement 4.75 %. Chez nous, la BCE craint depuis toujours l'inflation et les très probables augmentations salariales à venir cette année ne sont pas là, pour aider Trichet dans sa noble mission. D'autant plus, que les politiques français critiquent ouvertement le maintien de l'Euro comme une devise forte. Imaginons que Trichet hausse à nouveau son taux de 0.25 %, nous aurions un taux directeur de 5.50 %.
Cette différence avec le taux américain pourrait encore conforter l'Euro dans sa hausse et les prévisionnistes laissent entendre qu'un dollar à 1.39-1.40 $ en fin d'année serait tout à fait faisable.
Nous aurions ainsi une relance américaine enrobée d'inflation et un ralentissement européen avec un euro en acier trempé. Les élections sont proches et nous aurons beaucoup de turbulences en ce domaine délicat.



D'autres analystes pensent que la courbe inversée des taux qui retrouve un chemin pointu n'est pas réellement une bonne chose. En effet, en décembre 2000, nous avons eu le même effet et la récession est quand même arrivée en 2001.
En mars 1990, même redressement et la récession est arrivée en juillet 1990.

En d'autres termes, la courbe inversée du taux de rendement qui avait présagé chacune des deux dernières récessions avait viré au positif avant de confirmer une belle récession.
Nous venons de connaître ce phénomène. Ne nous emballons pas sur l'éloignement de ce spectre économique, car ce présage est cyclologiquement fiable. Dans ce dernier cas, les matières premières seraient directement concernées. Toutefois, il me plait de dire que vu la rareté nouvelle de ces dernières et la demande grandissante de toute la catégorie des métaux par des pays émergents à forte population, ces matières perdront petit à petit, leur classement cyclique et deviendront des valeurs de fonds de portefeuille.



Les Banques Centrales détiennent d'énormes quantités d'argent (papier) comme réserves ( $, Yen, £ et €)
En augmentant le flux de ces devises, le risque inflationniste devient grandissant.
Une bonne façon de se protéger est de transformer ces devises papier en métaux précieux, énergies et produits agricoles.

AGIR :
Devenez audacieux





Ceux qui suivent mes cours de cyclologie comprendront directement l'intérêt des lignes de résistance et de soutien.
Le graphique de gauche nous signale qu'une valeur quelconque, dans une période de recovery situation, vient de briser sa résistance. Elle encaisse en ce moment la correction. Une brève nouvelle positive vient de lui ouvrir la voie vers un départ très probablement haussier.
Le graphique de droite nous montre une valeur qui a bien performé et a corrigé avec le déclin actuel. Une nouvelle positive n'a pas réussi à remettre le linéaire au dessus de la ligne de soutien. Nous constatons même un nouveau repli dans une mini-phase haussière. Cette valeur devrait être délaissée en ce moment.
Vous voyez, avec ce raisonnement, des valeurs peuvent être achetées sans trop de craintes.
Les secteurs à privilégier sont notamment les aciers (alliages), les pétrolières intégrées, machineries et équipements pétroliers, produits de peinture en bâtiments et les raffineries.
Les secteurs à délaisser sont les providers internet, les sociétés de prêts américaines, les transports aériens, l'immobilier privé et commercial et la vente de computers.



Il ne faut pas être devin pour constater que les exportations japonaises ne cessent de grimper grâce à sa devise volontairement faiblarde.

Cette méthode basée sur un yen faible permet de lutter avec efficacité contre les exportations chinoises mais est négative boursièrement pour un non-résident.

Il me semble toutefois évident de vous rappeler que je suis optimiste sur la bourse en général et cela à partir de fin juin. Il ne faut pas négliger le fameux mois baissier de mai et cette correction dure souvent en juin. Le rallye de juillet devrait porter les actions vers le haut jusque mi-septembre. Cette année pré-électorale devrait se terminer avec un niveau plus haut que janvier 2007.
2008 devrait quand à lui, représenter la hausse cyclologiquement prévue dans la décade et de plus, ce sera l'année électorale généralement bénéfique. Ce pourrait être aussi, l'année du retrait des troupes de l'Irak ; cela soutiendrait le dollar.
Dans l'Euroland, les financières sont à conserver mais probablement trop chères à acheter. Des valeurs comme MAUREL ET PROM, ACKERMANS ET VAN HAAREN sont à rechercher.
En Asie, on s'attend à un ralentissement en 2008 après les J.O. Je me méfie toujours du JAPON et la RUSSIE ne me tente guère. Je reviendrai prochainement sur ces zones d'investissement.





Je vous invite à venir m'écouter le mercredi 25 avril au Palais de la Bourse à Bruxelles dans la Salle des Présidents à 18 HEURES.
Je vous entretiendrai de " 2007, l'année des craintes boursières. "

Bien à vous - Roger LECUT Professeur de Cyclologie Boursière
Conseiller à la Présidence de Investa - (www.bourse-attitude.com)