Personnellement, je pense que dans un très moyen terme, la HAUSSE DES TAUX VA ENGENDRER une HAUSSE DE LA BOURSE ! !
Dément comme affirmation ! ! Et pourtant, en cyclologie boursière, cela s'est déjà produit et se reproduira encore.
En ce moment, les Bourses jouent au yoyo. Partout, nous trouvons une succession de mouvements haussiers puis subitement baissiers. Les investisseurs semblent déconcertés, 20 % sont bullish contre 58 % de bearish et 22 % de neutres.


Certains parlent d'un retrait possible des troupes américaines de l'Irak. Est-ce vraiment une bonne nouvelle ? A regarder la chute de la Bourse espagnole depuis le retrait de ses troupes, c'est une précipitation des actifs vers le bas. Comme quoi, la guerre apporte des satisfactions aux investisseurs ; cela est, hélas, largement prouvé statistiquement.
En cyclologie, nous avons connu le creux de la vague. Nous avons ensuite engrangé des actions de type cyclique comme l'or et les matières premières.
Par la suite, nous avons constaté une réelle reprise conjoncturelle et acheté des actions en masse. L'année 2003 a, de ce fait, été très rentable. Après l'atterrissage et le décollage, nos cours boursiers ont entamé la phase de progression.
En cyclologie, il faut donc commencer à réduire les actions car elles anticipent le revirement conjoncturel. Prendre ses bénéfices est vraiment un conseil d'ami; en effet, s'entêter sur une valeur « fondamentalement sûre » conduit souvent, trop souvent même, à un retour de bourse assez cuisant. Cette théorie est pourtant démentie par les fondamentalistes.

Les spécialistes nous conseillent déjà les défensives ; personnellement, je ferais ce clivage au sommet de la conjoncture et peut être, plus astucieusement avant la phase d'achèvement du cycle de régression ; nous n'en sommes pas encore là.
Après les valeurs de croissance (techno, médias et télécom) je pense qu'il est encore opportun de rester dans les cycliques notamment l'énergie, l'acier, le papier et la chimie de base. Je favorise aussi la technique hardware et l'automobile.
Je cliverai mi 2005, vers les défensives notamment les services collectifs, l'alimentation, les biens de consommations durables et la pharmacie.
J'ose rappeler que 2006 sera l'année mal aimée qui fera payer la note des excès politico-américains.
Pour les détenteurs d'obligations, il est plus que temps de vendre les coupons « taux zéro » et d'arbitrer les longs terme contre du court terme.
Ce genre de placement est plus risqué que les actions.
Une astuce toutefois, certains vont commettre (peut être) l'erreur de vendre des obligations émises avant le 1er mars 2001. Il faudra essayer de les mettre dans votre portefeuille afin de bénéficier de l'avantage fiscal qui leur est octroyé.
Il devient intéressant de conserver des liquidités plus abondantes car les comptes à terme vont commencer à mieux rémunérer le capital. Mon propos de ce jour est d'ailleurs de vous suggérer une réflexion sur ces fameux taux.
Logiquement, une hausse du taux directeur engendre une baisse des actions et des obligations. Toutefois, cela conduit souvent à un paradoxe. Partout, les indicateurs économiques nous donnent des signes de vigueur pour l'économie. Devant une menace progressive de l'inflation, la manette des taux doit commencer à se tourner vers le haut. Cela inquiète vivement les bourses et ceux qui travaillent encore.
En effet, une hausse des taux avec des salaires en hausse semble bien plus réaliste qu'une hausse des taux dans une époque de réduction des salaires. Or, avec la délocalisation et la bataille de la rentabilité, les salaires américains notamment, ne suivent pas la courbe ascendante. L'emploi augmente avec des salaires en baisse et cela va engendrer très probablement une stagnation des dépenses des consommateurs dès la hausse des taux. (hausse des crédits et diminution des rentrées). C'est pour cela qu'une partie des investisseurs, minime peut être, espère que la hausse des taux se fera plus tardivement dans l'année.
Les investisseurs craignent aussi une inflation galopante avec la hausse du prix du baril. Celui-ci grimpe d'environ un dollar par semaine depuis début avril.
Pourtant, le Dow Jones ne s'effondre pas et garde la ligne des 10.000 points dans le collimateur. Pourquoi ?

Il faut remonter au début des années 90 pour constater que l'écart entre le court et le long terme était tellement important que les cours se sont effondrés de 10 à 20 % selon les bourses. Les actions bancaires avaient vraiment « encaissés ».
A cette époque, le baril cotait aux environs de 15 $ et aux USA, on parlait de surchauffe. En Europe, nous sortions à peine de la longue récession provoquée par la guerre du Golfe et le Koweït.
Les taux directeurs sont passés à cette époque de 3 à 6 % en un an et la chute du Dow Jones s'est résorbée en quasi 7 mois. Pour mieux narguer les investisseurs, le Dow Jones a évolué à plus de 10 % de son sommet 18 mois plus tard.
Pourquoi pas la même chose en 2004 ?
A chaque changement de cycle, il y a toujours un balbutiement boursier.

Avouez que voilà déjà 6 mois que le risque d'une hausse des taux transparaît dans toutes les médias. Nous nous y sommes préparés et comme disent les fondamentalistes, tout est dans les cours.
Le seul risque, c'est de voir les taux progresser trop rapidement et casser ainsi la reprise économique.

Nous avons connu des phases boursières où la hausse des taux engendrait une hausse de la bourse parce que la hausse nouvelle était en dessous des attentes du marché.

Vous verrez que l'histoire se répète. Nous parviendrons à digérer cette menace avec d'autant plus de satisfaction que l'économie nous semblera bien gérée et que le spectre de l'inflation sera à nouveau éloigné pour… un futur cycle. Le 16 mai 2004.