Je vous avais annoncé également le redressement des semi-conducteurs et plus spécialement de la valeur RAMBUS qui vient d'ailleurs de grimper de 40 %. A cette époque, les semi-conducteurs étaient décriés ; ceux à qui j'en parlais lors de mes exposés semblaient sourire de mon audace et beaucoup n'ont jamais osé s'y aventurer.
Le 23 novembre, je reçois un coup de fil. Un investisseur avait suivi mon conseil. Il possédait cette valeur et craignait de perdre ses gains car RAMBUS chutait en milieu de soirée.
Je lui ai d'abord suggéré de revoir le profil de cette entreprise. RAMBUS fabrique une gamme de puces et de technologies d'interfaces qui augmentent l'exécution et la rentabilité des produits du semi-conducteur et du système informatique de ses clients. Il y a les interfaces de mémoire (rappelez-vous la mémoire RAM) et les interfaces de logique. Les interfaces de mémoire fournissent une interface entre les barrettes de mémoire et les barrettes de logique. Les interfaces de logique fournissent une interface entre deux barrettes de logique. Ces solutions avancées augmentent le débit entre les différents semi-conducteur, améliorant l'exécution et réduisant les coûts des systèmes. Elles sont employées dans une gamme du calcul, de l'électronique grand public et des applications de communications. Autant dire que le produit est recherché. Mais, ce titre est conseillé surtout pour le dénouement d'un procès que les experts pensent favorable à RAMBUS. C'est donc sur ce point qu'il devait conforter son opinion. Pour ce faire : apprendre à suivre les réactions des gros investisseurs.


Effectivement, ce 23 novembre, le titre qui poursuivait sa hausse a décroché de 22.70 $ pour descendre sous le 22 $. L'investisseur qui a suivi le cours de cyclologie regardera les heures de cotation souvent insignifiantes entre 12 et 14 heures. Dans notre exemple, vous remarquerez que le cours a baissé avec de petits volumes de 10 à 11 heures. Il a repris sur de gros volumes à 11 heures et s'est tassé lentement sur de nouveaux petits volumes. Nous remarquons aussi que des professionnels sont venus en fin de séance avec des achats importants.
Le 24 novembre, nous constatons que les pointes en volume sont positives. Les brokers font baisser le titre et le rachètent systématiquement : 22 dollars semble être un plancher pour les institutionnels.


Le 25 novembre est férié aux USA et le 26, New York nous offre seulement une demi séance. Les gros investisseurs reviennent en force le 29 novembre en début de séance, laissent ensuite le titre transpirer pour intensifier leurs achats aux bas prix de la journée. Vraiment astucieux mais combien classique ! !
Plus admirable encore la journée du 30 novembre. « Laisser les bons temps rouler » disent les cajuns. Ici, un gros institutionnel est venu ramasser le papier invendu en fin de séance. Le 1er décembre, même astuce ! ! Laisser le papier à un bas prix et intervenir soudainement au moment léthargique de la pause de midi. Laisser descendre ensuite pour investir en masse au dernier quart d'heure. De la vraie cuisine boursière.


Le 2 décembre, le papier vendeur est rare. Un institutionnel vend une masse de titres pour en racheter plus par après. Le 3 décembre, 24 $ semble être le nouveau plancher.


A la St Nicolas, après une vente volontaire pour obtenir du papier à bon marché, le titre monte avec de petits volumes pour ne pas attirer l'attention. Les vendeurs ont disparus. Les brokers essaient une dernière tentative les 7 et 8 décembre. Le 9 décembre, c'est la belle envolée avec une intensité volumétrique exceptionnelle. Le 10 décembre, nous pouvons dire que le nouveau plancher est de 26 $.
Maintenant, notre investisseur est rassuré. Nous constatons également que nous sommes dans la position chartiste de « Tasse et poignée ». Cela sous-entend une possibilité pour le titre de revenir à un cours évoluant dans une fourchette de 30 à 35 dollars. L'effet de la soucoupe devient une classique incontournable. En fait, il semblerait que chaque décade à ses charts préférés et même si vous n'y croyez pas, vous serez bien obligés de reconnaître que la puissance d'achat de ceux qui y croient finit par influencer les fondements fondamentaux les plus stricts.

Vous remarquerez que dans l'étude de RAMBUS, je n'ai utilisé que l'intensité volumétrique. Pas de moyennes, pas de RSI ni autres oscillateurs. Cela prouve, que même sans programme graphique, un investisseur attentif peut réussir sans frais de bons achats et aussi dormir avec quiétude.
Toutes ses techniques, vous les apprendrez au cours de cyclologie boursière qui devrait débuter le 20 janvier prochain. Je vous invite à vous y inscrire sans tarder. Renseignements par mail - lecut_AT_hotmail.com (remplacez _AT_ par @).