Le petit mot boursier de Roger Lecut (09 octobre 2022)

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Ecrit par Roger Lecut

Article rédigé par un spécialiste de la bourse

Chers investisseurs, Bien le bonjour.

Nous vivons une époque bien difficile et toutes les théories s’effondrent comme un château de cartes. Avec le Covid, moins de craintes, on n’en parle quasi plus et pourtant nous en sommes à 32.706 décès et 4.566.207 contaminés. Ce dont on parle, c’est le coût exorbitant de l’énergie et aussi l’envol des produits indispensables pour notre vie de tous les jours. Beaucoup d’entreprises pourraient bien faire le plongeon comme les petits commerces – bouchers-boulangers-coiffeurs mais aussi les petites entreprises comme les autocaristes, les petits entrepreneurs, les restaurants et une certaine catégorie d’hôtels. En Bourse, toutes les maximes doivent être revisitées. Cyclologiquement, on devrait s’attendre à un rallye en Octobre mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Même les valeurs du secteur des soins de santé évolue sous ses moyennes. En fait, ce secteur est faiblard les mois de février et septembre. Attendons les mois de novembre et décembre pour pouvoir confirmer la tendance traditionnelle.

Mais que dire des 500 valeurs les plus courtisées en bourse américaine ? Septembre est faiblard par tradition, reprise en octobre avec un mieux en novembre-décembre.

Nous devrions nous interroger sur l’opinion générale des investisseurs habituels de ce grand marché.

Ce n’est guère réjouissant : 84 % des valeurs sont en déclin ; 94 % ont indiqué un nouveau bas dans la cotation. 83 % des valeurs cotées évoluent sous leur moyenne à 50 jours et celle de 200 jours. Pourtant 52 % des investisseurs restent positifs sur les marchés. Les cryptomonnaies continuent leur glissade et les valeurs vedettes sont dans le rouge. Tout est morose comme le climat guerrier qui règne en ce moment. Et pourtant ? Ce que l’on dit n’est plus jamais confirmé par la suite. Souvenez-vous : le Bitcoin allait détrôner la valeur or à considérer comme un métal et non plus comme un refuge !!

En actions, nous avions commencé octobre avec un rebond. Les investisseurs retrouvaient soudainement le sourire. Mais jeudi, la mayonnaise à tourné, le vent a soufflé du mauvais côté.

Mais heureusement, la méthode des points et figures ne confirme pas encore la zone de vente à 3550 points. Ce qui rassure, c’est que l’intensité volumétrique a nettement fléchi à la dernière chandelle et que l’accumulation-distribution semble rester en tendance latérale..

Le graphique linéaire incluant le plus bas de juin 2020 montre les supports avant la fin de cette éventuelle grosse correction attendue par certains. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le marché se défend et oscille de hausses en reculs au grand désarroi des nouveaux investisseurs non aguerris. Vendredi est encore un nouveau bas. Au vu du graphique, il me semble plus probable de penser que nous allons tester les 3550 ou au pis aller, les 3250 points avant que le marché retrouve des acheteurs. Cela me semble plus plausible car le rallye d’octobre n’a pas pu tenir plusieurs jours. Ce manque d’attraits n’augure rien de bon à court terme.

Au fur et à mesure que nous développons le graphique hebdomadaire, certaines choses deviennent plus apparentes. Le point de 3549.85 d’octobre 2020 est l’endroit où le marché a atteint son maximum avant le COVID ; c’est ce niveau qui me semble être la cible à tester avant la reprise boursière.

En cyclologie, les graphiques de saisonnalité démontrent que le mois d’octobre est le mois à considérer comme le mois creux pour oser acheter pour les mois qui suivent (jusqu’en mai). Les rebondissements politiques et économiques du moment rendent difficile le travail des brokers : avoir et détenir de nombreuses positions dans les deux sens. Il y aura de meilleurs moments pour investir et les marchés sont à surveiller quasi quotidiennement.

Voici le graphique de 500 valeurs américaines à poids égal. C’est quasi identique au précédent.

Nos valeurs belges sont comme les autres, dans la tempête mais tout a une fin et celle de la fin des corrections n’est pas si lointaine. Ce que je crains le plus, c’est la baisse des bénéfices des sociétés qui vont ébranler la base des actualisations futures des valeurs suivies. Mais la bourse fait souvent des miracles.

Voilà, tout n’est pas mauvais ; même le temps parvient à se remettre.

Bon dimanche et peut être au 25 octobre à la Salle Boursière de Charleroi ?

Roger LECUT Gradué en Sciences Bancaires et Boursières

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