19 juin 2024 6h26

Le petit mot boursier de Roger Lecut (16 janvier 2021)

Bien le bonjour à tous,

Les infos nous assomment avec une quantité de chiffres ; c’est à nous de faire la part des choses. En effet, compte tenu de la population mondiale répartie dans les cinq continents, comment expliquer que les Etats Unis totalisent 395.685 décès dus au coronavirus, la Russie 65.085 et la Chine 4.635 alors que ce matin, la Belgique en enregistre 20.352. Cela ne semble pas pensable mais, ce n’est pas à nous d’en faire le procès. On triche, on manipule et on cache surtout des vérités qui pourraient nuire à la bonne gestion du pays ou des sociétés. Prenons ma valeur benchmark, une industrielle américaine qui me semble donner l’orientation du marché boursier.

Lors de la dernière séance de bourse, General Electric (GE) a clôturé à 11,33 dollars soit une perte de 2,83% sur le cours de la veille. Ce mouvement a dépassé la perte du jour de 0,72 % du S&P 500 indice américain.Dans le même temps, le Dow a perdu 0,57%, et le Nasdaq, à forte composante technologique, 0,87%.

L’action du conglomérat industriel avait gagné 5,86% au cours du dernier mois. Dans le même temps, le secteur des conglomérats avait gagné 1,46%, tandis que le S&P 500 engrangeait 4,12%.

Depuis 52 semaines, compte tenu des aléas notoires, faire le point, ouvre les yeux. Ainsi, le Dow Jones donne un return de 5 %, le SP-500 gagne 13,17 % et le Nasdaq 38,44 %. Les valeurs General Electric et Siemens affichent humblement – 4,06 % et + 2,64 %. Cela tronque un peu la réalité.

Wall Street guette positivement GE à l’approche d’un prochain rapport sur les résultats. Les journaux financiers citent déjà une annonce probable de 0,08 $ par action, ce qui représenterait une baisse de 61,9 % d’une année à l’autre. Le chiffre d’affaires net serait de 21,05 milliards de dollars, en baisse de 19,78% par rapport à la période de l’année précédente. Tout serait déjà dans les cours.

Mais beaucoup d’articles notent les récents changements apportés aux estimations des analystes pour GE et ces révisions positives des estimations reflètent l’optimisme des analystes quant à l’activité et à la rentabilité de l’entreprise. Comme l »estimation du bénéfice par action a augmenté de 11,45 % au cours du dernier mois, dans l’ensemble, les analystes mettent General Electric en «Strong Buy ».

Les investisseurs devraient noter que GE a un ratio P/E (degré de cherté) de 36,58. A titre de comparaison, son secteur donne dans l’ensemble un PER de 18,51, ce qui signifie que GE se négocie avec une prime vis-à-vis de son groupe. Cela voudrait dire que certains investisseurs vont craindre d’acheter trop cher. Mais une nouvelle pourrait leur donner du punch. General Electric Co a accusé une filiale de Siemens Energy AG d’utiliser des secrets commerciaux volés pour truquer des offres de contrats lucratifs fournissant des turbines à gaz aux services publics, et de couvrir des gains commerciaux indûment totalisant plus d’un milliard de dollars. Le dossier à charge est déposé et General Electric pourrait bien remporter ce procès. Qui vivra verra.

En attendant, malgré la morosité ambiante, des valeurs sortent petit à petit la tête et il n’est pas bon de se ruer sur la moindre envolée comme le rachat de la coquille vide d’ASIT BIOTECH par un groupe français. Vous n’avez aucun moyen de connaître la valeur boursière de la société et acheter n’est que pure spéculation. C’était d’ailleurs une « penny stock », donc un investissement à haut risque. Regardons plutôt les nouvelles valeurs belges qui sortent la tête hors de l’eau après le marasme de mars 2020.

Voilà bonne lecture et surtout protégez-vous bien Roger LECUT Professeur de Cyclologie Boursière Gradué en Sciences Bancaires et Boursières Tribune à la Salle Boursière de Charleroi.

Roger Lecut

By Roger Lecut

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