Le petit mot boursier de Roger Lecut (17 octobre 2022)

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Ecrit par Roger Lecut

Article rédigé par un spécialiste de la bourse

Chers investisseurs bonjour,

Les nouvelles sont en dents de scie et la bourse évolue d’une façon nettement nerveuse. Tout s’emballe ou tout s’effondre en peu de temps. Il est vain d’espérer le calme cette fin d’année. Il y a trop de bémols dans le refrain bien connu de l’inflation, récession, stagflation, déflation. Chacun semble avoir trouvé le bon chemin mais dès qu’il se plante, il bifurque en un moins de temps qu’il faut pour le dire. Bref, le Corona ne nous lâche pas : 32.776 décès et 4.586.564 contaminations en Belgique.

Ce weekend, j’ai pris beaucoup de temps à préparer mon exposé du 25 octobre à la Salle Boursière de Charleroi (18h) sise à présent au restaurant L’Etang à Montignies le Tilleul. En un mot, je soulignerai l’importance de la réflexion avant d’agir et je donnerai les secteurs à privilégier. Je rappellerai aussi que tant que les taux auront une impulsion haussière, il sera vain d’espérer de beaux gains à moins de faire de la haute spéculation, du trading Day. Je dirai aussi que nous verrons le commencement de la fin de ce dur moment lorsque les chiffres du chômage augmenteront à nouveau. C’est dur à dire, mais cela incitera les autorités à arrêter de hausser le prix du loyer de l’argent .

Voilà le point sur la bourse américaine. L’Europe est quasi copie conforme depuis la mondialisation. Le gaz naturel est à la baisse et le pétrole est faiblard. Pourtant, le prix de l’essence passe à 1,9 euros à la pompe ce matin.

Vous voyez déjà une cassure dans le graphique du gaz. Vous êtes certainement au courant : deux camps s’opposent sur le plafonnement des prix du gaz. La Belgique et l’Italie aux côtés d’un groupe de plus en plus important de pays plaident pour plafonner les prix. Mais l »Allemagne et les Pays-Bas sont contre car ils craignent qu’un prix plafond menace leur sécurité d’approvisionnement.

Ursula von der Leyen, vient de prendre position et ouvre la voie à un mécanisme temporaire pour limiter les prix, avant la mise en place d’un nouvel indice qui prendrait mieux en compte la réalité du marché du gaz actuel : moins de gaz russe et plus de GNL américain et qatari. Quatre pays dont la Belgique avancent l’idée d’un serpent gazier, une limite des prix dynamique autour d’un prix fixe du TTF, l’indice de référence. Il serait question d’une variation de 5% à la hausse et à la baisse autour de ce prix. C’est cette option – sans en connaitre les détails – qui pourrait être retenue lors du sommet européen du 20 et 21 octobre. Croisons les doigts au lieu de souffler dessus pour se les réchauffer !! Comme vous le voyez, nous vivons un événement épidermique et tout un secteur va vivre un moment intense lors de ce sommet.

Pour le reste, il faut s’attendre à une nouvelle hausse des taux en novembre et cela bousculera encore les positions boursières. C’est le moment de faire le choix des actions qui semblent résister. Soit, elles ont atteint leur point bas, soit des nouvelles qui nous sont encore inconnues comme des bénéfices meilleurs qu’attendus vont les pulser à la hausse.

Voici quelques valeurs à suivre.

BANQUE NATIONALE DE BELGIQUE

BIOCARTIS

DECEUNINCK

UNIFIELDPOST GROUP

BREDERODE

SOLVAY

SOFINA

UCB

BEL20

AGEAS

Cet aperçu vous montre la réaction épidermique à ce que l’on pense une bonne nouvelle. Mais la discussion n’a lieu que le 20 ou le 21 de ce mois.
Un achat maintenant a donc un caractère purement spéculatif car si le vote de cette suggestion ou proposition est négatif, la sanction sera imminente.

Bonne réflexion Roger LECUT Professeur de Cyclologie Boursière

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