Le petit mot boursier de Roger Lecut (19 décembre 2023)

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Roger Lecut
Ecrit par Roger Lecut

Article rédigé par un spécialiste de la bourse

Chers investisseurs, Bien le Bonjour,

Nous sommes à la veille des grandes fêtes et le Windows Dressing est à l’honneur. Comme par magie, le mois de décembre s’auréole de belles hausses, de bonnes nouvelles économiques et la façade des entreprises est éclairée de mille feux. Cela dure en général jusqu’à la fête de l’Epiphanie. Après la galette des rois, les nuages assombrissent bien souvent les ardeurs et le dicton  » Ainsi va janvier, ainsi va l’année  » revient à l’honneur. Les ETATS et les médias libèrent alors les mauvaises nouvelles (taxes, inflation, guerres, dédollarisation, élections truquées, et…j’en passe. ) De toute façon, comme on le dit aussi, on n’achète pas un chat dans un sac. Cette expression qui nous vient du Québec veut dire « acheter quelque chose sans s’être assuré de sa qualité ni de sa véritable valeur ».On fait de même pour une valeur boursière. Alors, permettez-moi de vous livrer un processus qui personnellement me rassure depuis bien des lustres.

Je viens de lire par exemple que la valeur SOFINA offre le plus haut potentiel de hausse dans les 12 mois. Je lis que 100 % des avis sont haussiers avec un objectif moyen de cours de 319 euros. C’est formidable, un espoir de hausse de près de 43 %. J’ai par habitude, la marotte de conserver d’anciens articles sur les valeurs qui me plaisent. SOFINA a souffert des commentaires négatifs avec les épopées de Byju’s et de The Hut Group et aussi de son importante position « short ». Selon les analystes, le cours a été massacré alors que le portefeuille doit profiter de sa collaboration avec de grands trusts privés américains. La valeur semble sous-estimée; elle possède pourtant de belles positions dans des actions phares comme BYTEDANCE (TIK TOK) sans oublier GRAHCORE (AI). SOFINA a aussi investit plusieurs dizaines de millions dans le danois EG (éditeur de logiciels principalement pour la construction, l’industrie, les soins de santé et l’administration). Bref, cette société SOFINA est très dynamique et mérite un investissement boursier réfléchi.

Warren BUFFET disait qu’en bourse, un investissement intelligent était l’achat d’un acquit qui en fait, doit être en réalité, supérieur à son prix d’achat. En un mot, il recherchait les valeurs de qualité bradée pour des faits qui s’estompaient relativement vite. J’ai retenu de son expérience que, si se diversifier est une bonne résolution, le faire trop, devient une méthode onéreuse et peu rentable. J’ai, contrairement à beaucoup d’investisseurs, conservé mes actions rentables pour éviter des « va et vient » inutiles et coûteux. J’ai aussi appris qu’il ne fallait jamais investir dans un placement que l’on ne maîtrise pas. Par exemple, les cryptomonnaies ne sont (pour moi) qu’une grande arnaque. En acheter, comme un billet de loterie est possible mais ce n’est pas un placement. De plus, un conseil qui a du mérite : c’est qu’il faut être prudent quand les gens se ruent sur un produit, mais qu’il faut être gourmand en bourse lorsque les autres sont inquiets et même paniqués. On remplit de cette façon, un portefeuille titres à très bon compte.

Le plus dur, c’est de se dire que le monde change et que les révolutions industrielles sont inévitables. En Belgique, nous avons eu des fleurons qui se sont écroulés. Je me souviens encore d’un monsieur bien nanti qui disait à ses enfants : Ne vendez jamais UNION MINIERE et PROVIDENCE, ce sont des vaches à lait; il y a belle lurette qu’elles ne sont plus cotées. Le Belge a une brique dans le ventre mais acheter pour soi est mieux qu’acheter une part dans un immeuble commercial. C’est question de bon sens. Les pôles commerciaux sont aussi mouvants que les commerces qui les occupent. C’est pourquoi, en plus de l’analyse technique, il est important de suivre aussi et d’essayer de comprendre le jargon des fondamentalistes et celui des chartistes.

Comme vous le voyez, la cible des fondamentalistes repose aussi sur l’escalier probable des chartistes. En fait, ces points répétitifs sont des paliers de réflexion gravés dans l’historique de la valeur et il faut bien entendu, en tenir compte. Nous avons repercé, à la hausse, les trois moyennes mobiles et le plancher a bien résisté. La valeur serait enfin mûre pour une belle hausse à 320 euros.

Mais il faut aussi s’interroger sur les critères de santé de la valeur.

Le ratio cours/bénéfice indique la valeur marchande de l’action par rapport aux bénéfices de l’entreprise. C’est-à-dire qu’il indique ce que le marché est prêt à payer aujourd’hui pour une action en fonction de ses bénéfices passés ou futurs. N’oubliez jamais que le cours de bourse représente l’actualisation des bénéfices futurs. Dans le cas de SOFINA, nous avons un ratio cours/bénéfices négatif. OUFTI!!!

Mais attention, il ne faut pas paniquer. L’important est d’acheter à bon escient. L’interprétation des données fondamentales exige quand même certaines études. Le mieux est de se fier à des conseillers avisés. Si un ratio cours/bénéfice négatif signifie que l’entreprise a ses bénéfices en négatif ou perd de l’argent, il est bien établi que même les entreprises les plus connues connaissent des périodes de baisse, qui peuvent être dues à des facteurs environnementaux indépendants de leur volonté. (Guerre en Ukraine, Canal de Suez fermé, Usine inondée)

En fait, les investisseurs doivent utiliser le ratio cours/bénéfice pour déterminer si une action est surévaluée ou sous-évaluée. Ce ratio évalue aussi les attentes du marché en matière de croissance future des bénéfices. Lorsqu’il devient élevé, il pourrait indiquer que les investisseurs s’attendent à une croissance des bénéfices dans l’année et qu’ils achètent en fonction de la croissance des bénéfices à venir.

Le ratio cours/bénéfice négatif de SOFINA signifie que l’entreprise a des bénéfices négatifs ou perd de l’argent en ce moment. Même les entreprises les plus établies (comme GBL, le groupe Lambert) connaissent des périodes de baisse, qui peuvent être dues à ces facteurs environnementaux. Mais si les entreprises affichent systématiquement un ratio cours/bénéfice négatif et ne génèrent pas suffisamment de bénéfices, elles courent le risque de faillite. Ce n’est pas le cas de SOFINA ni du GROUPE BRUXELLES LAMBERT qui ont une SOLIDE REPUTATION.

Il faut retenir que si la société enregistre des pertes, ce n’est pas pour cela qu’elle courre à la faillite. En effet, une société peut avoir un ratio cours/bénéfice négatif tout en étant sur la voie de la croissance. Une tendance du marché peut amener une société à déclarer temporairement un ratio cours/bénéfice négatif. L’investisseur doit toutefois s’alarmer si une entreprise affiche constamment un PER négatif pendant une longue période, par exemple cinq années consécutives. Si c’est le cas, l’entreprise n’est pas en bonne santé financière. Toutefois, s’il est vrai que les investisseurs qui achètent des actions d’une société dont le ratio cours/bénéfice est négatif doivent être conscients qu’ils achètent des actions d’une société non rentable, ils doivent être conscients des risques associés.

Mais attention, un PER NEGATIF SE RENCONTRE ASSEZ SOUVENT et les cas ne sont pas toujours préoccupants. Dans certains secteurs, il n’est pas rare que les entreprises affichent un ratio cours/bénéfice négatif lors de leur lancement. Les sociétés pharmaceutiques qui investissent des milliards de dollars dans la recherche sur les médicaments peuvent déclarer une perte pendant des années avant de réaliser des bénéfices. De plus, les sociétés technologiques peuvent afficher une perte initiale, mais le cours de l’action peut augmenter considérablement en raison des attentes du marché d’une croissance positive des bénéfices dans les années à venir.

Comme pour toute mesure financière, il est important de comparer le ratio cours/bénéfice avec les ratios cours/bénéfice d’autres entreprises du même secteur. Et dans le même secteur, notre graphique nous donne un PER NEGATIF avec le GBL (Groupe Bruxelles Lambert) (-16,53) et des positifs avec CIE DU BOIS SAUVAGE (+ 5,07) et CENERGY (+ 9,51).

Voilà, c’était un petit clin d’œil sur des principes que l’on évite souvent de regarder. Voyons maintenant quelques valeurs qui se redressent fièrement en cette fin d’année. La prise d’otages de bateaux par le YEMEN montre déjà une incidence sur certaines valeurs.

Et bien voilà. C’est le temps des cadeaux. C’est de tout cœur que je vous souhaite une bonne bourse, de très bonnes fêtes de fin d’année et une année sans soucis de guerre et une santé au top. Roger LECUT Gradué en Sciences Bancaires et Boursières

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