Le petit mot boursier de Roger Lecut (24 septembre 2022)

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Ecrit par Roger Lecut

Article rédigé par un spécialiste de la bourse

Chers investisseurs,

Encore une semaine de doutes, de rancœurs et même de désespoir. Le virus CORONA est toujours bien actif. 4.525.931 personnes l’ont rencontré et 32.647 en sont décédées. En bourse, c’est comme au casino, rien ne va plus. Comme on dit, nous avons connu une bourse qui rit et l’économie qui pleurait. Maintenant, les performances des grandes entreprises s’effondrent et c’est la vallée des larmes. Les médias nous disent que l’indice BEL 20 est retombé au niveau de 2020, que la Banque Nationale annonce des pertes et que malgré tout, les valeurs bancaires se distinguent et que la Turquie baisse ses taux malgré l’inflation. Si la Russie acculée voit son statut de grande puissance vaciller, il n’en pas moins vrai que malgré ses crimes de guerre éhontés, elle réussit à convaincre 83 % de sa population qu’elle est dans son droit et qu’elle ne fait que défendre des russes qu’elle avait implanté dans un autre pays que le sien pour asservir ses besoins de grandeur. La gloire passée du Tsar attire encore des admirateurs friands de tout ce qui touche la noblesse. Regardez combien la Reine Elisabeth II a attiré du monde sur la passage de sa dépouille. Mais voilà, nous sommes dans un autre monde. Certains préconisent d’acheter les valeurs pétrolières : soit, ce n’est pas écolo mais pour les anglais, par exemple, c’était une planche provisoire de salut. Comme disait J. DOPP, quand la vie te donne une centaine de raisons de pleurer, montre-lui que tu en as plus de mille pour sourire. (merci André) ; voici QUELQUES GRAPHIQUES BRITANNIQUES ; bien entendu, il y a aussi l’évolution de la Livre par rapport à l’Euro.

SHELL a gagné en un an : 44 %

BRITISH PETROLEUM a gagné 40 %

BAE SYSTEMS a gagné 42 % grâce à l’intérêt pour le secteur de l’armement et de la sécurité.

GLENCORE qui s’occupe du négoce, courtage et de l’extraction minière est aussi dans le collimateur des gagnantes.

Il y a aussi le secteur de l’éducation avec la valeur PEARSON

Par contre, aux USA, les technos ont vraiment décroché et l’on parle d’un désastre comme en 2001 et en 2008.

Il faut dire que ce secteur s’était envolé plus que de raison. L’espoir fait vivre mais il y a des limites fondamentales. Le cours de bourse représente l’actualisation des dividendes futurs et quand ils n’arrivent pas ou peu, c’est la dégringolade assurée.

Chez nous, les brokers commencent à stabiliser leurs prévisions. Pour voir l’incidence ou la réaction des investisseurs en une semaine, je vous représente les graphiques des valeurs analysées à ce sujet la semaine passée mais cette fois-ci, en chandelles. Les graphiques chandeliers – ou bougies – sont exclusivement utilisés en analyse chartiste par détecter des retournements de tendances boursières. Une chandelle montre comment a évolué le cours de bourse sur une période déterminée. Les pointes de la chandelle représente le cours le plus haut et le plus bas sur la période étudiée. Les barres horizontales indiquent le cours à l’ouverture et à la clôture. La bougie a toujours un corps de bougie. La bougie peut être haussière ou baissière. · Haussier: bougie à la hausse, qui montre une augmentation des prix · Baissier : bougie à la baisse, qui montre une baisse de prix · Doji : Le prix d’ouverture et de clôture est le même (pas de changement de prix)

Le chandelier affiche également le haut et le bas de toute la période de la bougie. Le cours de clôture peut être inférieur au plus haut ou supérieur au plus bas. La différence tient à la couleur qu’on utilise pour indiquer si l’action a été à la hausse ou à la baisse pendant la journée.

Pour SOFINA, les brokers estiment son potentiel à 301 au lieu de 252. Cela doit se voir dans le graphique des chandeliers. UCB se redresse aussi. SOLVAY confirme

AGEAS est revue avec un potentiel de 48,80 euros

UMICORE et COLRUYT GARDENT LES MËMES HORIZONS à 36 ET 29 EUROS

Le bitcoin est retombé à son plus bas. On ne touche pas à ce que l’on ne connaît pas. On n’achète pas un chat dans un sac. C’est le seul moyen de ne pas perdre.

Beaucoup de personnes me disent que c’est injuste que l’on autorise des brokers à faire du trading sur des titres qu’ils ne possèdent pas ou quasiment jamais puisqu’ils vendent sans les avoir et achètent plus bas ensuite pour les livrer à l’acheteur en empochant la différence de prix. En un mot, est-ce mal de profiter du malheur des autres en vendant un titre dans une bourse qui s’effondre.

Les brokers se défendent de cette tactique en disant que le marché réagit comme bon lui semble et que cela n’affecte personne d’autre puisque le cours de votre valeur évolue en fonction de sa valeur intrinsèque et de l’espoir des bénéfices futurs. Une bonne nouvelle peut être mauvaise au point de vue bourse. Si vous pensez que le cours va baisser mais que vous tenez à la valeur, pourquoi ne pas vendre une partie de votre position et la racheter plus bas avec un nombre de titres supérieur. Est-ce bien ou mal, votre portefeuille s’arrondira. Mais votre vente n’affectera en rien la position fondamentale de la valeur. Si elle décroche, c’est que l’économie la voit perdante dans le monde actuel et si vous avez vendu, c’est que vous aviez envie de protéger votre capital.

Mais il y a aussi ceux qui profitent d’une baisse générale pour faire des emplettes à bon compte et ce ne sont pourtant pas des spéculateurs. En Bourse, il faut s’informer, réfléchir et agir. La méthode des moutons ou des poules qui courent dans tous les sens n’est pas à conseiller. Des personnes pleurent, j’en suis conscient mais d’autres sourient : essayez d’être de celles-là en achetant sans emballement ou méthodiquement et à bon compte des valeurs qui resteront bien portantes après la tempête. Voici quelques valeurs cueillies au hasard de mes investigations :

Comme vous le voyez, vous ne connaissez guère ces valeurs et en bourse, il est conseillé de ne jamais acheter ce que vous ne connaissez pas.
Beaucoup de personnes ont perdu des sommes folles en se moquant de ce principe élémentaire. Attendons des temps meilleurs, le soleil revient toujours et surtout gardons le sourire, nous sommes toujours en vie.

Bien à vous Roger LECUT Professeur en cyclologie boursière. Gradué en Sciences Bancaires et Boursières.

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