19 juin 2024 5h46

Le petit mot boursier de Roger Lecut (27 novembre 2021)

Chers investisseurs,

Une fois de plus, c’est la consternation. Les marchés viennent d’entrer vivement dans le rouge. On redoute un rebond mondial de l’épidémie de la Covid. Mais cette fois, nous entrons dans la brume épaisse du doute car le nouveau variant OMICRON venant de Hong Kong ou d’Afrique du Sud est plus contagieux que le Delta et sa propagation est très rapide ; La question : Les vaccins PEUT ETRE efficaces ?? De nouvelles restrictions sont à prévoir en plus de celles édictées vendredi.

Nous en sommes en Belgique à 1.701.633 contaminés et à 26.840 décès. C’est impressionnant. Les marchés viennent de comprendre le Grand Danger d’une nouvelle ère de non-liberté. Une correction devient inévitable.

Il faudra s’assurer avec des valeurs pharmaceutiques et des fabricants de jeux. (se soigner et se divertir chez soi)

Certains me connaissent depuis les années 1980. J’ai souvent signalé pendant mes cours de cyclologie boursière que la bourse fonctionne par groupes parfois haussiers, parfois baissiers. C’est la règle des regroupements. Les actions individuelles peuvent sortir de temps à autre du bloc sectoriel mais elles le font pendant de courtes périodes. Les actions les plus recherchées et aussi les plus rentables car elles ont le moins de risques de baisse ont souvent des caractéristiques identiques. Ces actions deviennent des phares au sein de leur groupe et deviennent vite des points de repère. Par exemple, la bourse est divisées en plusieurs secteurs.

Le marché global du secteur de la santé est donc l’un des onze secteurs cités plus hauts. Ce secteur a aussi un SPDR Fund. Il évolue sous le code XLV et est composé de cinq industries : les fournitures médicales; les produits pharmaceutiques; l’équipement médical; la biotechnologie et les prestataires de soins de santé. C’est ce dernier groupe qui a remporté la palme cette année. Six actions au sein de ce groupe d’industries ont nettement surperformé avec plus de 150 % de hausse depuis un an. C’est la règle des regroupements. Cela signifie que vous devez surveiller la composition de tout un secteur et pas seulement l’action que vous détenez jalousement.

Ce qui est intéressant dans ce moment de désarroi, c’est le recours aux valeurs refuge. J’ai lu au passage que le projet d’interdiction des crypto-monnaies en Inde entraîne des « ventes massives ». Le gouvernement indien a en effet, publié des plans pour un nouveau projet de loi qui interdirait la plupart des monnaies numériques privées. Les traders disent que l’Inde pourrait n’autoriser que certaines cryptomonnaies afin de promouvoir la technologie sous-jacente et ses utilisations.

La plupart des Indiens seraient interdits de négocier des cryptos et bien entendu, cela crée un gros malaise car l’Inde compte entre 15 et 20 millions d’investisseurs en crypto-monnaies avec des avoirs totaux de plus de 5 milliards de dollars. Un mouvement de panique se crée d’autant plus que la décision de l’Inde intervient quelques mois après que son voisin, la Chine, a également mis un frein aux cryptomonnaies. Le chart du Bitcoin n’est guère rassurant. On est en zone de vente avec risque de chute si le cours descend sous 52500 $. C’est vraiment un placement pas du tout reposant.

Mais le danger est partout, si le bitcoin dégringole, la variante du coronavirus fera fuir aussi les actifs les plus risqués et l’inflation menacera encore plus grandement..

L’inflation a grimpé au-dessus des 6% et croyez-moi, elle ne sera pas que passagère. Comme je vous l’ai déjà expliqué, aux taux d’intérêt actuels, les Gouvernements préfèrent s’endetter à l’infini et injecter des milliards de leur monnaie dans leurs économies afin de garder la tête hors de l’eau. Dans un premier temps, les économies ne s’effondrent pas et les reprises sont au rendez-vous.

Dans un deuxième temps, cet argent lancé à tout vent produit une énorme poussée inflationniste. Certains pensent qu’imprimer de l’argent cordon de sécurité afin de le distribuer au peuple n’a aucun impact sur l’économie réelle. C’est juste de la poudre aux yeux, c’est illusoire. C’est comme un boomerang, il vous revient en pleine figure et ce sont toujours les personnes les moins aisées et les modestes épargnants qui payent la note. Je vous l’ai dit, c’est un impôt indirect provoqué volontairement par l’Etat afin de rembourser en « rond de carottes ».

Le danger pour la Bourse, c’est que plusieurs hausses des taux d’intérêt pourraient être envisagées en 2022 par les américains (la FED) et aussi par la Banque Centrale Européenne. Cela pourrait faire croire aux investisseurs inquiets que la croissance boursière infinie va s’effondrer et les inciter à vendre. Les taux, j’en suis persuadé, vont grimper mais restons les pieds sur terre. La panique n’a pas de sens et comme les autres fois, des personnes réfléchies vont profiter de toute éventuel retour de marché. Quelques valeurs belges en témoignent.

Bonne soirée Roger LECUT Gradué en Sciences Bancaires et Boursières Professeur de Cyclologie Boursière

Roger Lecut

By Roger Lecut

Je propose un cours en ligne sur la cyclologie boursière accessible gratuitement. Des analyses boursières régulières des actions et indices boursiers. Gazette de l'investisseur avisé : Chaque mois et ceci depuis l'année 2003, je vous propose une gazette boursière pour investir en bourse. Dans cette gazette je présente et commente des graphiques boursiers de valeurs françaises et internationales. J'analyse aussi les indices internationaux (Cac 40, Nasdaq, Dow Jones, ...) en me basant essentiellement sur les graphiques et les cycles économiques et boursiers. J'étudie aussi les fondamentaux des sociétés et je prends aussi en compte le contexte économique actuel (santé des différents secteurs d'activité, conflits militaires, devises, stocks des matières premières, économie globale, ...). Bonne lecture à tous. Roger LECUT Professeur de Cyclologie boursière Ancien Administrateur et ancien Vice-Président d'INVESTA

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