Cyclologie boursière

Cyclologie boursière

Une documentation pour bien comprendre les principes de la cyclologie boursière.

Publié le 11/03/2005 par Roger Lecut | 0 commentaire | 16924 vues | Lecut

La cyclologie boursière nous apprend à regarder l'information en face, avec bon sens et sang-froid. Comme dans le monde de la finance, linvestisseur gagne toujours à être informé à condition d'adopter une attitude constructive.

Il a ainsi, toujours une longueur d'avance. Une information est très rapidement périmée. Elle se renouvelle chaque jour, au rythme du quotidien. Les boursiers ont compris le mécanisme cyclique. En Bourse, tout se ressemble mais rien nest jamais pareil.

Des études menées sur des milliers de tendance et des millions de variations de prix sur les marchés financiers globaux ont révélé que les Bourses étaient soumises à des lois indépendantes des facteurs fondamentaux.

Certains pensent que le mouvement cyclique est perçu à tort ou à raison, comme un changement de tendance qui affecterait durablement la séquence des résultats futurs et la valeur de l'action. D'autres disent que la phase du cycle révèle une information sur les données fondamentales qui passerait inaperçue à un autre moment.

Ils ajoutent que la phase du cycle conduit à mettre en oeuvre des politiques économiques susceptibles de peser de manière persistante sur la formation des résultats. D'autres encore, disent que le cycle économique façonnerait le degré d'optimisme des opérateurs sur les marchés. Il conduirait à amplifier la réaction des valeurs par rapport à l'évolution des données fondamentales.

La plupart des investisseurs considèrent l'économie comme le cœur des marchés financiers, ils n'observent toutefois que les mouvements quotidiens de la bourse qui sont influencés par l'actualité immédiate. Les fluctuations remontant à quelques jours, semaines ou mois, sont vite oubliées car jugées non significatives. La dépendance de la bourse envers l'économie est ainsi limitée à l'évolution à court terme des marchés.

La cyclologie boursière nous apprend que les cours de bourse réagissent souvent dans le sens contraire à celui indiqué par la nouvelle. (recul suite à nouvelles positives et progrès suite à nouvelles négatives).

Un autre constat ; la Bourse devance l'économie de 6 à 12 mois, voire davantage. Les cycles se déroulent dans un ordre précis qui commencent par les taux d'intérêt, les obligations et les actions pour se poursuivre par les indicateurs économiques. Dans une approche à moyen et long terme, la chaîne des causes et des effets n'existe plus car l'économie est à la traîne de la bourse. Il est donc préférable de s'appuyer sur l'étude des bourses pour investir.

La cyclologie boursière part du constat que si les bourses devancent l'économie, cela signifie que l'analyse fondamentale (connaissances et attentes) est vraisemblablement déjà contenue dans le cours et que l'attente fondamentaliste s'adapte sans cesse à la tendance boursière (up et downgrade tardif des brokers).

En étudiant de plus près les bourses mondiales, on remarque que les grandes tendances boursières et les cycles traversent des phases relativement identiques dans le monde entier. Les bourses disposent donc dans le moyen et le long terme, dune dynamique propre très puissante qui agit sur l'économie. Les cycles économiques sont en fait la conséquence du cycle des climats boursiers qui agissent sur l'économie et la liquidité.

Un simple constat : l'économie est prospère lorsque les consommateurs et les chefs d'entreprise sont optimistes, consomment, investissent, construisent et voyagent. Mais l'économie entre en récession lorsque le pessimisme prédomine et que les consommateurs thésaurisent. Les cycles économiques seraient engendrés par l'évolution comportementale de l'investisseur et seul ce qui est inattendu fait bouger le marché (Profit warning-guerres-catastrophes).

La cyclologie boursière s'applique a étudier les phases descendantes, les phases d'expansion et le sommet conjoncturel avant l'affaiblissement économique. Comme les cycles économiques et boursiers sont décalés, lorsque la conjoncture économique se redresse ou s'affaiblit, les cours boursiers ont déjà parcouru un bon bout de chemin dans la phase ascendante ou descendante.

Cela crée de sérieuses turbulences dans le raisonnement des fondamentalistes qui ne comprennent pas l'attitude des boursiers ayant des réactions ne correspondant pas au climat économique du moment. C'est à ce moment que beaucoup de leurs avis divergent (upgrade et downgrade le même jour par des leaders du marché).

Il est évident que ces cycles non linéaires ne se prêtent pas à une analyse rationnelle et le comportement des boursiers intuitifs est considéré comme irrationnel.

La cyclologie étudie la science des cycles. La science tend à une représentation linéaire et logique du monde. Or, si les orbites planétaires sont des phénomènes linéaires, le monde comprend beaucoup plus de systèmes non linéaires que linéaires. La cyclologie s'occupe de l'évolution linéaire des cours mais l'incorpore dans une vue d'ensemble à plus long terme en découvrant des lois caractéristiques. (Chaque action, ou du moins chaque secteur aurait son cycle propre). Les marchés boursiers naissent dans le pessimisme, se développent dans le scepticisme, atteignent leur maturité dans l'optimisme et meurent dans l'euphorie.

Les fondamentalistes et les économistes prétendent que les cycles s'appliquent à l'économie et pas au marché boursier. Celui-ci met pourtant en parallèle l'économie avec un délai d'exécution et escompte le futur sur base des cycles courts.

La cyclologie boursière se nourrit de la cyclocité perçue dans le mouvement des actions, des secteurs, de la conjoncture. Elle fait référence de l'analyse technique philosophique notamment avec les règles de Fibonacci, d'Elliott et de Gann. La cyclologie se base également sur les constats de Kitchin avec les cycles de 4 ans (4 ans up et 4 ans down et notamment le cycle électoral américain), le cycle de Juglar (environ 7 ans), le cycle de Kuznets (panique financière tous les 18 ans), le cycle de Kondratieff (durée 50 ans) et les cycles séculaires et millénaires.

De cela, elle étoffe sa mathématique de l'Histoire afin de prévoir la répétition logique d'événements boursiers. La cyclologie s'intéresse aussi aux phénomènes cycliques comme le cycle astrologique avec le mouvement des planètes, le cycle des éruptions solaires, les éclipses lunaires et leurs incidences sur le cycle des guerres et les cycles saisonniers.

De toute cette diversité d'informations et de faits acquis, la cyclologie recherche la fréquence des divers cycles pour créer un « cycle composé prévisionnel» afin d'éviter que les malheurs d'autrefois ne se reproduisent.

Pour ce, elle tire également la leçon de la mémoire populaire en prenant statistiquement note des adages boursiers, des dictons et du calendrier boursier (effets janvier et avril, rally d'été et de décembre, faiblesse d'octobre).

Elle étudie la psychologie des marchés en faisant mention de faits ésotériques assez caractéristiques ( « Super Bolw » aux USA, astrologie chinoise, décennies avec chiffres attrayants et néfastes).

Elle recherche des fractures analogues (répétition dune figure dangereuse) et compare certains faits du passé (krachs) avec des figures ressemblantes du présent. En un mot, elle confronte des techniques de gestion ésotériques ou rigoureusement mathématique, écarte les dangers dune pure interprétation des instruments techniques et permet de mieux comprendre tous les aléas boursiers.

En étudiant les évolutions des cours, la cyclologie boursière recherche les pulsions baissières, haussières ou latérales. Elle aide à devancer les informations financières La cyclologie conforte l'investisseur dans son choix d'entrer ou de sortir d'un marché.

  • La cyclologie permet de mieux maîtriser les charts.
  • Elle travaille avec des « filets » historiques.
  • La recherche de fractures analogues permet de préserver le capital investi.
  • Comme la bourse devance l'économie, les fondamentalistes sont souvent en contradiction avec les pulsions anticipées de la cyclologie.