2003-2012 Allons-nous revivre le même rallye ?

2003-2012 Allons-nous revivre le même rallye ?

Les cycles boursiers, le SPX, grapghique du DJ Industrial, Caterpillar, Coca Cola, les marchés US, la Russie, les valeurs de ressources naturelles.

Publié le 29/01/2012 par Roger Lecut | Les gazettes

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Nous étions désespérés en 2002 avec la perte des technologiques et dès les vélléités de reprise en 2003, beaucoup ont eu peur de réinvestir et ils ont raté le coche. Voici de quoi mettre du beaume sur votre coeur. Je pense que 2012 va connaître le même retournement de tendance. Attention celui-ci pourrait durer en 2013 pour bien partir en 2014 La patience est de rigueur mais ne ratez pas ce train du bonheur. Roger LECUT Professeur de cyclologie

Bien le bonjour à tous. Je suis resté longtemps sans reprendre ma plume mais je me devais de transposer la crise actuelle AFIN d'en retirer les éléments essentiels épurés des multiples interprétations perturbantes détaillées par la masse des médias.

En fait, la cyclologie fait appel à beaucoup de choses. Dernièrement, les cycles conjoncturels, les cycles de KRESS et de KONDRATIEFF anéantissaient tous nos espoirs de gains avant l'an 2014 au plus tôt. Cette position est toujours valable compte tenu du contexte très critique des obligations souveraines.

La chute boursière a été si terrible que beaucoup d'investisseurs ont préféré jeter le gant. Rester anxieux ne sert à rien. Il faut réfléchir avant d'investir. Si, votre raisonnement économique vous conduit à prendre parfois des initiatives désespérées, votre portefeuille risque d'en prendre un sérieux coup et cela, vous allez le regretter bien longtemps.

Vous vous devez aussi de regarder le comportement des personnes relativement bien informées et vous devez examiner comment réagissent les personnes qui suivent les informations ésotériques traditionnelles. Il est en effet important de se demander ce que sera 2012 ? Une année morne et triste ou, comme la bourse anticipe, une année qui prépare le redressement de 2013-2014 grâce à l'échéance électorale américaine, grâce à l'année bénéfique du dragon, grâce au chiffre deux de la décennie, grâce au retour des achats en novembre et des ventes en mai ; que sais-je encore ? Et bien oui, allons-nous entrer dans une zone « métal », « terre » ou « eau » citée par les Chinois ? C'est la bonne année du dragon qui vient de commencer.

Continuons l'ésotérique. 2012, c'est aussi une année avec un mois de janvier comme toutes les autres années. Même si janvier n'est pas encore terminé, il est fort probable que le marché boursier finira le mois en affichant un gain.

Malheureusement, le soutien statistique avec ce baromètre de janvier est fragile. Il semble signifier qu'il y aura la hausse pour toute l'année, mais en réalité, il suggère que, s'il y a hausse, ce ne sera pas parce que le marché boursier a eu un solide premier mois de l'année.

Le soutien statistique assez douteux du mois de janvier a été épluché par une multitude de fondamentalistes qui en arrivent à diverses conclusions.

Ce fait a même été analysé par des universités qui en arrivent à la conclusion que se baser sur l'effet acheteur de janvier revient à faire un simple buy and hold, ni plus, ni moins performant.

D'autres se demandent pourquoi le simple fait de trouver une bourse haussière aux USA en janvier aurait nécessairement des implications pour la poursuite de l'évolution des bourses dans les autres pays.

On se dit aussi que ce baromètre a perdu de son efficacité au fil des ans et que si 2012 termine en hausse, ce ne sera jamais qu'un coup de chance.

Il y a bien entendu, ceux qui y croient fermement et affirment que l'année 2012 a 74 % de chances de voir une augmentation des cours pendant les onze premiers mois de l'année. Mais, beaucoup d'autres mois peuvent aussi faire figure de baromètres, notamment avril et novembre. Statistiquement, ces deux mois ont de plus grandes capacités prévisionnelles que janvier. Cela revient à dire, que suivre janvier, c'est entrer en bourse à nos risques et périls. Il est plus sage de dire aux novices, que le marché boursier continuera à grimper en 2012 si les perspectives de bénéfices des entreprises s'améliorent au-delà des attentes et non pas, parce que les cinq premiers jours de janvier ont été excellents.

Les tendances à la hausse qui ont débuté en début d'octobre restent intactes pour les principaux indices et les marchés pourraient encore grimper considérablement dans les mois à venir du fait que les cours évoluent grandement au-dessus de leur moyenne à 150 jours.

Toutefois, dans le court terme, entrer en bourse peut faire peur.

L'analyse technique nous donne un réconfort important mais présente déjà des options de retournement de tendance à court terme.

Nous allons buter contre la résistance de 12810 datant d'avril 2011 ; la correction pourrait survenir à ce moment-là ; d'autant plus, que la croyance de vendre en mai pour racheter en novembre est bien ancrée chez une multitude d'investisseurs.

Beaucoup de sociétés ont déjà prévu des bénéfices en correction et le marché a réagi positivement. Ce marché est toujours aux aguets et friands de nouvelles. Le monde des entreprises et notamment les grands noms ont déjà annoncé leurs perspectives. Les nouvelles vont se faire moins nombreuses et les investisseurs vont, au lieu de lire les manchettes, opérer par eux-mêmes et ce sera une bourse émotionnelle qui fera son apparition très bientôt.

Il faut se dire que vendre de temps à autre, même à perte, n'est pas mauvais. On retrouve des liquidités qui permettent de réinvestir et de moyenner plus bas des valeurs qui ont votre préférence dans les portefeuilles. Vous gagnez ainsi en flexibilité. Si la valeur chute à nouveau, vous avez vendu une partie et votre perte est moins grande. Si la valeur monte, vous avez encore une moitié de votre position pour en profiter.

Si, la valeur chute avec la correction attendue, vous réinvestissez le montant de votre vente préalable et votre prix de revient de la position diminue. Après la reprise, vous pourrez donc en sortir plus vite en cas de besoin car la perte vous semblera moins importante.

Reste le coté fondamental et les données économiques. A brève échéance, rien de rassurant. Mauvaise performance en décembre des ventes de maisons neuves aux USA avec un résultat inférieur de 6 % à celui de l'année précédente. C'est la pire performance depuis 1963.

Bonne nouvelle cependant : la FED a annoncé qu'elle n'a pas l'intention d'augmenter le taux d'intérêt proche de zéro jusqu'en 2014. Elle voit la faiblesse continue de l'économie et pense que la hausse de l'inflation n'est pas pour demain ; elle sera contrôlée à 2 %.

Quant aux sociétés, j'avais conseillé notamment CATERPILLAR qui vient de faire un carton.

A vrai dire, depuis mon conseil, le titre avait vacillé comme tous les autres.

Maintenant, il est revenu à son niveau d'avril 2011. Cela démontre très bien que le massacre des valeurs n'est pas nécessairement un grand malheur lorsque vous investissez dans une valeur de qualité suivie bien entendu par les institutionnels.

Ici, le trait continu dans le graphique représente l'accumulation ou la distribution des titres par les grands investisseurs et ils avaient raison de conserver Caterpillar qui soutient la tenue du Dow Jones de toutes ses forces grâce à son solide quatrième trimestre.

Caterpillar a fait état d'un bond de ses revenus de 35% depuis l'an dernier tandis que le bénéfice a grimpé de 60%. Pourtant, la croissance ne s'arrête pas là. En 2012, le bénéfice attendu de Caterpillar pourrait faire un autre bond de 25%. Certains pensent avec raison (celle-ci n'arrange pas tout le MONDE) que la clé de la croissance de Caterpillar, c'est qu'il est mondial. Comme nouvelles prévisions, Caterpillar pense à une croissance mondiale de 3,3%. Ce chiffre est donc haussier car supérieur aux 3 % estimés de la croissance économique des USA. Toutefois, Caterpillar est installé en Asie et le taux de croissance projeté de l'Asie est de 6,5%. Caterpillar vient de voir son chiffre d'affaires grimper de 49% avec un saut dans sa région Asie- Pacifique. C'est son plus fort gain des ventes dans une région.

Contrairement à ce que pense OBAMA, il serait donc plus intéressant pour les blue-chip d'être établis hors des USA car le profil de croissance dépasse de loin, celui d'une installation aux USA.

Des marchés comme la Chine, l'Inde et le Brésil croissent encore à des taux hors normes et les consommateurs locaux qui commencent à s'enrichir consomment déjà des produits de luxe comme par exemple, le Coca-Cola.

Le taux de croissance des bénéfices de ces sociétés US peut dépasser de loin les taux de croissance calculés dans leur pays d'origine et atteindre déjà 5% à 10% dans beaucoup de marchés émergents. Mais bien entendu, le revers ne tardera pas à arriver. Le prix de la main d'oeuvre dans ses pays, va, avec la hausse de l'inflation, rendre inopportune, l'implantation de nouvelles usines hors des USA. Au besoin, certains rapatrieront leurs entreprises sur leurs terres d'origine.

Cela recréera de l'emploi et qui dit emploi dit richesse des consommateurs et nouvelles dépenses en perspectives. Après la récession, ce sera le grand départ pour un nouveau cycle haussier. Encore deux années de patience mais n'oubliez surtout pas que la bourse anticipe d'au moins six mois en temps normal et d'une bonne année en temps de crise.

Mais, il ne faut pas s'emballer trop vite. Il y a des indicateurs jadis appréciés, qui montrent encore des signes, soit de faiblesse, soit de niveau plancher. Le rebond est espéré mais voyons un exemple :

Depuis trois semaines, le Baltic Dry Index (BDI), qui est une mesure des prix du transport des marchandises de haute mer et est utilisé par les investisseurs depuis plus d'un siècle comme un indicateur avancé de l'activité économique, plonge pour des raisons peu claires.

Certains disent que c'est peut-être saisonnier ou peut-être des facteurs climatiques et d'autres disent que c'est peut-être quelque chose de plus sérieux. Un ralentissement de l'économie chinoise ou européenne pourrait avoir des conséquences à plus long terme sur le commerce mondial.

Est-ce cela qui se passe actuellement ?

Une plongée du BDI à moins de 2000 et maintenant à 1013 et venant de 11793 en 2008 a de quoi donner le vertige. Est-ce un avertissement sérieux avec les évènements du golfe Persique ? Où, comme certains le laissent sousentendre, le fait que les ventes récentes de titres du Trésor américain commencent à prendre de l'ampleur. Un regard sur le tableau des principaux détenteurs des obligations US doit nous donner de précieuses indications.

Il est clair que la Russie se dégage largement de ses actifs obligataires américains.

Les derniers chiffres montrent que les avoirs chinois en trésorerie US sont à leur plus bas niveau. Il faut savoir, qu'en finance, le processus de rapatriement de la dette est inflationniste, et que si cela se faisait dans une panique désordonnée, nous pourrions avoir un certain nombre de conséquences indésirables.

Les niveaux d'intérêt à court terme ont chuté à des niveaux correspondant à ceux observés en avril dernier et cela a provoqué le maintien du haut niveau boursier.

Cet indicateur est sur le point de donner un breakout. Il faut briser la résistance. Cela est faisable et la bourse pourrait ainsi continuer à grimper. Dans le cas contraire, la correction nouvelle serait assez rapide.

Force est de constater que tout repose sur le sentiment de confiance des investisseurs.

Les Institutionnels sont full invest sauf dans le secteur pharmaceutique. Ils commencent à se dégager en alternant journées d'achat et journées de vente mais le trading est leur métier...

Nous ne sommes plus qu'à 15.9 % du sommet d'octobre 2007.

Près de 35 mois après son plus bas, l'indice SP-500 est en passe de récupérer totalement sa perte. Croisons les doigts.

Je pense que nous pourrions être en 2012, à la veille d'un nouveau Bull-Market de 5 ans comme nous l'avons connu en mars 2003 après un déclin de 49.2.6 % et une longue descente aux enfers de 30.5 mois.

A cette époque, plus personne n'osait investir et les indicateurs évoluaient tous en zone rouge.

Lorsque j'ai recommandé d'investir à cette époque, j'ai reçu des propos peu élogieux et pourtant j'avais raison. A vous de voir en ce moment, mais sachez que 2012 sera très volatil.

Le SP-500 était à 1115 au début de 2010 et à 1257 en fin d'année. Il enregistre ainsi une hausse de 13 % ce qui est légèrement mieux que la moyenne dans les bonnes décennies depuis 200 ans.

Bien entendu, cela ne garantit pas une hausse certaine cette année, mais avec un tel commencement de décade, nous pourrions bien évoluer même au-delà de la ligne rouge jusque la fin des 10 ans.

D'ailleurs, sur cette base, les chinois s'attendent à ce que le S & P atteigne 1360 d'ici la fin de 2012, puis 1460 (en 2013), 1670 (en 2014), et 1980 (en 2015).

On serait vers 2000 en 2016-2017, à 2520 en 2018 et à 2700 en 2019.

Faut y croire !!! mais bien entendu, la crise actuelle n'a aucun repère historique. Nous sommes à la fin d'un cycle des monnaies et nos intellectuels finiront bien par trouver une solution. Il est en effet impensable que nous retournions au troc pour payer nos besoins.

Nous devrions nous attendre à un regain d'inflation partout dans le monde. Pris à la gorge, les gouvernements de toute la planète laisseront les économistes autoriser de nouveaux QE, c'est à dire que l'impression de billets de banque deviendra une activité importante qualifiée de nécessaire pour stimuler l'économie.

En raison de cette inflation, il est possible que l'indice S & P grimpe à 2700 car l'indice représente, il ne faut pas l'oublier, des actifs tangibles. Une usine est une usine et des biens restent des biens. Ce qui change, c'est le coût. Dans dix ans, en toute logique, on ne pourra acheter avec 2700 $ plus de biens que l'on n'en achète aujourd'hui avec 1250 $.

Pour les Chinois, nous entrons en 2012, le 4 février, année du dragon, de l'eau et de la terre.

Ces deux éléments ont un historique positif pour la bourse et notre calendrier boursier est donc positif.

Attention, c'est tout à fait ésotérique comme raisonnement, mais les chinois pensent et règlent leurs achats en fonction des incidences de ce tableau.

L'année sera positive mais … rien ne le garantit. Disons que les astres et autres signes de croyance populaire sont favorables à un marché haussier.

Ne vous attendez pas à ce que le marché monte de mois en mois, ni tous les mois. Il y aura des revers, voire des paniques bref, les chinois voient un pic possible en avril et en décembre. Ils pensent aussi à des corrections vers juin et octobre.

Devant un tel développement d'informations nettement moins négatives, je prendrais quelques positions dans des valeurs nettement matraquées. Tiens, à ce propos, je vous ai souvent entretenu des terres rares et des valeurs du secteur de l'uranium. Que deviennent ces valeurs ?

En ce qui concerne l'uranium, l'Inde et la Chine ont annoncé des objectifs ambitieux avec des plans pluriannuels de développement nucléaire à partir de 2011...

En particulier, la Chine a annoncé son intention d'augmenter sa capacité nucléaire de huit fois avant la fin de la décennie, tandis que l'Inde envisage d'augmenter sa production d'énergie nucléaire de treize fois. Il semble presque inévitable que la demande d'uranium à partir de la Chine et de l'Inde, entre autres, et des pays riches d'Asie pourraient annoncer des initiatives similaires dans d'autres pays. Les demandes vont commencer à dépasser l'offre d'uranium et cela pourrait créer des pénuries dramatiques et des pics de prix à la fois de l'uranium et des actions des producteurs d'uranium.

Une valeur qui est devenue quasi une énigme est MOLYCORP ; après avoir été encensée et gravit tous les échelons, elle a été critiquée par quasi tous les médias et la chute a été désastreuse. Les fameuses terres rares seraient surestimées et leur valeur marchande devrait s'effondrer à la libération du marché par la Chine. Mais...

Au mois d'août, un dirigeant réinvestit dans la valeur qui s'effondre. Il achète 4200 titres pour 248.000 $.

Il en perd la moitié en quelques mois. En décembre, il achète à nouveau 5000 titres pour 140.000 $.

Des articles crient à l'incompétence de ce dirigeant et dégradent la valeur à tour de bras.

D'autres commencent à saisir l'opportunité de détenir la valeur à meilleur compte et miracle, un analyste chevronné cite que MOLYCORP pourrait bien avoir une cotation à 3 chiffres en 2012.

La Chine pourrait même lui acheter des matières premières !! Au fait, qui s'est rempli les poches de probables bonnes actions et cela à un des prix les plus bradés ?

J'espère que cette première gazette de l'année vous rendra le moral et que vous commencerez à constituer un portefeuille de qualité qui vous permettra de récupérer une bonne partie de vos pertes. Restez méfiant des valeurs bancaires et des financières en général.

Bien à vous et bonne lecture.

Je ferai mon prochain exposé à la Salle Boursière de Charleroi, le mardi 28 février à 18 heures.