Bientôt l'éclaircie

Bientôt l'éclaircie

Comparaison entre l'argent et l'or au travers de nombreux graphiques techniques. Etude du DowJones, Sp500, First Solar, Molycorp, China Shanghai Corp, JJC, SLV, GLD, GDXJ, NG, NCQ, SZYM, AMRS. Mr Lecut évoque aussi AGEASet le BEL 20.

Publié le 22/06/2012 par Roger Lecut | 2 commentaires | Les gazettes

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Bien le bonjour,

Le temps commence à se remettre et d'éclaircie en éclaicie, le soleil restera toute la journée.

En Bourse, le terrain devient propice pour les achats. Le Rallye de juillet est attendu et les élections américaines devraient entretenir le climat haussier qui se prépare.

Bonne lecture?

Lors de mes exposés, je parle souvent du fameux ratio or/argent. Ce ratio nous permet de comparer l'évolution du cours de ces deux métaux précieux dans le temps. En fait, il nous signale tout simplement combien une once d'or achète d'onces d'argent. En ce moment, avec une pièce d’une once d’or, par exemple un Kruggerand, nous pouvons obtenir 57.09 onces d’argent. En effet, l'or et l'argent cotent respectivement 1.628.80$ et 28.53$. Ce qui nous donne un ratio de 57.09 par division.

Concrètement, en ce moment, l'or continue à grimper plus vite que l’argent. En janvier 2011, le ratio était de 47, il a augmenté de 10 points. Des spécialistes prétendent que l’argent doit rattraper son retard car le ratio moyen sur les dernières décennies tourne autour de 40 et disent-ils : 17 points d’écart, c’est beaucoup ; une correction serait inévitable.

Un de mes lecteurs a recherché un premier équilibre d'indicateurs entre l’or et l’argent. Je joins son graphe (ratio analyse), et c'est très intéressant !

Pour des raisons parfois difficiles à cerner, l’or et l’argent n’évoluent pas toujours dans le même sens. Rappelez-vous, dans les années 90, on pouvait acheter nonante kg d'argent avec seulement un kg d'or. C'était un point haut historique pour l’or ; la moyenne actuelle est descendue à 40. La tendance de l’argent est donc bien haussière mais celle de l’or l’est beaucoup plus.

Pourquoi ?

Le ratio évolue de manière inverse au S&P500 ; en caricaturant, finalement c'est assez logique, l'or représentant la stabilité, le refuge dans la tempête et l'argent plus volatile reflète l'activité industrielle, le risque.

Ce chart avec le ratio argent et les 500 valeurs du SP-500 nous montre que le ratio est descendu de 70 à 25 pour atteindre maintenant les 47 points. Il faut maintenant 47.87 onces d’argent pour acheter les 500 valeurs de l’indice.

Je pense que la dureté d’une crise et la non-préparation à celle-ci, sont deux points primordiaux dans cette analyse. La peur de perdre son capital fait précipiter beaucoup d’investisseurs vers les métaux précieux. Dans un premier temps, l’or et l’argent montent en commun et parfois, l’argent monte même plus vite. La raison me semble simple.

Au début de la crise actuelle qui ne cesse de nous tracasser, les industries fonctionnaient encore relativement bien. Nos métaux précieux se sont envolés seulement avec la médiatisation de la crise bancaire et de la débâcle des obligations souveraines. Le glissement des actions ainsi que l’effondrement de l’immobilier aux USA et en Espagne en a accentué les craintes.

Comme l’argent est un métal employé dans l’industrie et qu’après emploi, il n’est pas récupéré à 100 %, il en faut régulièrement de nouvelles quantités. Toutefois, lorsque l’industrie tourne au ralenti, les besoins des industriels diminuent et la pression des prix diminue naturellement malgré la demande des investisseurs. La tendance s’inverse alors. L’or qui est rare et recyclé à 100 % retrouve une vitesse supérieure à l’argent dans la course aux sommets car il joue le rôle de valeur refuge.

Bien entendu, on vous dira qu’il y a seize fois plus d'argent que d'or sur notre bonne vieille terre. Pourquoi l'or devrait-il rester cinquante-sept fois plus cher que l'argent ? Logiquement, le rapport de seize fois moins cher que l’or devrait être l’évidence.

Partout, je continue à lire qu’il est étonnant de voir que l'on produit huit fois plus d'argent que d'or, que les réserves sont six fois plus importantes mais que le prix de l'argent reste cinquante-sept fois moins cher que l'or.

On ajoutera également qu’en 1980, une tentative spectaculaire mais infructueuse des frères HUNT avait porté le prix de l'argent métal à un sommet. Comme l’or atteignait un record historique, le ratio GOLD/SILVER était revenu à dix-sept mais la récession a fait éclater la bulle de l’argent et les frères texans ont été ruinés.

Une nouvelle correction haussière de l’argent n'est donc pas impossible... mais pour cela, il faut que la reprise industrielle soit au rendez-vous et que bien entendu, l’or continue à jouer son rôle de valeur refuge sécuritaire. Si les investisseurs reprennent confiance, l’or descendra et l’argent suivra. Il est à noter qu’avec les taux au plancher en ce moment, les investisseurs ne voient pas l’inflation faire son oeuvre (seules les ménagères le voient avec leur caddie) et l’or perd un peu son rôle de refuge contre l’inflation. Il le garde toutefois pour sécuriser le capital.

Je pourrais ajouter que si le cours de l'or rentre à nouveau dans sa grande tendance haussière, il est très probable que plus le cours de l'or grimpera, plus le ratio or/argent haussera dans un premier temps. Ensuite, le cours de l'argent repartira aussi à la hausse ; mais l’important, sera de voir si l’argent grimpe comme valeur refuge uniquement, ou comme valeur refuge couplée à une demande industrielle certaine.

Et si l'or venait à se retourner à la baisse pour de bon avec la fin de la récession, l’argent inévitablement, baisserait aussi mais après une correction qui pourrait être vive, il reprendrait des couleurs avec la force de la reprise industrielle. L’indicateur avancé reste bien efficace mais il faut bien saisir la nuance des réactions passagères.

Que dire de plus ?

Le ratio a effectivement formé une figure deretournement de tendance fin 2011 en provoquant une hausse erratique de l’indice SP-500.

L’indice XAU nous éclaire parfaitement à ce sujet. Le rallye de juillet 2011 n’est pas venu et le secteur or et argent a pris de la vigueur.

En octobre 2011, le SP-500 retrouve du tonus mais les craintes avec la Grèce donnent également un envol erratique de l’or et de l’argent. Cette situation se développe jusque début avril 2012. Puis, le SP-500 reprend sa consolidation jusque mai et maintenant, il semble jouer la hausse.

L’indice XAU descend fortement entraîné par la chute de l’argent. Cela se traduit visuellement dès la mi-mars avec la hausse du ratio or/argent. Les médias parlent de récession officielle. L’argent s’effondre, l’or s’effrite ; il faut donc plus d’onces d’argent pour acheter une once d’or.

Ce chart montre l’évolution des deux métaux, départ 100, depuis le 31 mai.

Nous sommes donc entrés dans une autre phase de craintes. Le ratio or/argent demeure un bon indicateur avancé.

Les résultats des élections grecques n’ont pas encore apporté la quiétude mais le marché ne semble pas impressionné outremesure. Il y a beaucoup de réunions importantes en ce moment (G20- FOMC) et les médias diffusent des bribes d’accord qui soutiennent le marché financier.

La crise de la dette de l’UE reste à l’avant plan et les 7.29 % de coûts d'emprunt de l'Espagne temporise le premier enthousiasme après les élections grecques.

La vie économique continue en attendant la cotation de l’euro, le sentiment économique allemand et les mises en chantier aux USA. Certains parlent de la balance commerciale japonaise et de la reprise de l’activité nucléaire. Comparons cela à notre ratio Or/argent. Le métal jaune a perdu 0.07 % et le métal blanc a perdu 0.24 %. L’écart continue à ce jour, depuis le début du mois, l’or a gagné 4.01 % et l’argent 3.29 %. Le rattrapage n’est pas encore programmé par les financiers.

La politique des USA influence aussi le prix des matières premières. Si le dollar se déprécie avec le lancement d’un QE3, il peut exercer des pressions sur le prix des matières premières. Par contre, si l’Euro reste faiblard avec l’Espagne remise en cause, le dollar reprendrait son rôle de valeur refuge au détriment de l’or.

Par contre, la France va perturber les marchés car elle va créer de la monnaie de singe pour réaliser les projets de Hollande ; cela devrait donner du tonus aux métaux précieux. L’or est toujours intéressant quand les autorités continuent à faire tourner la planche à billets. Prenons un autre indicateur avancé. La moyenne à 150 jours.

En toute logique, la moyenne à 150 jours est considérée comme un soutien ultime. Sous celle-ci, il faut mieux être hors du marché. En juin, nous avons eu ce phénomène sur les deux principaux indices américains. La cassure a été très nette et déjà les commentaires prédisaient un nouveau marché baissier majeur. Certains annonçaient ne plus avoir d’actions. Dommage. Car les institutionnels ont profité de ce dernier passage à tabac pour investir massivement, provoquer une tête et épaules inversées et rendre le marché bullish. En un coup, nous sommes revenus, non seulement au-dessus de la moyenne à 150 jours mais également au-dessus de la moyenne à 50 jours.

Sommes-nous en sécurité et pouvons-nous investir massivement ? La cyclologie révèle qu’en fait, aucune statistique ne permet de dire que sur plusieurs décennies, les indices évoluent mieux en étant au-dessus de leurs moyennes qu’en dessous. Une analyse attentive de la documentation historique révèle que le marché boursier dans les dernières décennies n'a pas évolué sensiblement mieux quand il était au-dessus de la moyenne mobile sur 50 jours que lorsque qu’il évoluait en-dessous.

En un mot, depuis le 1er janvier 1990, le Dow Jones a gagné un total de 114,9% lorsqu'il évoluait au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours, comparativement à 105,2% lorsqu’il évolue en-dessous. Ce résultat est toutefois positif mais pas tellement convaincant pour certains brokers. Je reste toutefois persuadé que la moyenne à 150 jours reste un indicateur avancé à ne pas négliger. D’ailleurs, le tableau ciaprès nous éclairera certainement sur la manière de faire du trading en ce moment.

Les institutionnels sont quasi full invest et démarrent le trading actif sans tarder. (un jour haussier, lendemain terne) Les deux graphiques des indices américains (en fin de page 3) nous montrent que l’accumulation a commencé dans la période la plus critique de début juin (on pourrait même dire : voulue par les brokers) pour reprendre les derniers papiers à meilleur compte.

Nous sommes revenus au-dessus de nos moyennes et la bourse va se redresser. Le rallye de juillet a déjà peut être commencé. N’oubliez pas que l’année électorale américaine a toujours été porteuse.

Maintenant que les cours sont dans le circuit normal (au-dessus des moyennes)i, nous serons bientôt noyé par des informations prometteuses afin que les titres suivis par les brokers se retrouvent tous sur les listes d’achat.

Lors de vos nouveaux achats, il faut se pencher aussi sur les fondamentaux. Toutefois, les chiffres donnés par les brokers et analystes sont terriblement dangereux. Le cours de bourse est l’actualisation des dividendes futurs. Or, en ce moment, aucune société n’est en mesure de garantir le même dividende ni aussi de pouvoir le payer.

Il faut savoir que pour estimer les revenus pour déterminer le cours des actions d'une entreprise, les analystes se basent sur le flux de trésorerie futur. Celui-ci est calculé sur une projection de revenus. Comme tout investisseur est à même de le faire, les analystes ajustent bien souvent leurs prévisions de bénéfices sur la base de rapports trimestriels et de toutes les publications et communiqués d’autres sociétés du même secteur ou d’études nouvelles macroéconomiques sur l’industrie concernée.

Il est à remarquer que certains analystes jonglent avec les chiffres pour des secteurs faciles comme les magasins en tenant compte des ouvertures nouvelles, des augmentations de ventes dans les anciens et dans les nouveaux établissements. La restauration peut être ajoutée à cette facilité d’étude. Beaucoup d’établissements de ces deux secteurs envoient aussi des plans d’ouverture et des motivations bien pesées de leurs campagnes de relance.

Mais l’industrie moderne n’est plus à même de fournir une bonne base pour toutes ses études. J’en parlais encore à la Salle Boursière. Les énergies renouvelables avec notamment la géothermie, la nanotechnologie, les éoliennes, les panneaux solaires et la biomasse ont toutes fait disjoncter les analystes les plus pointus. Les cours de bourse de ces valeurs se sont effondrés à un tel point que les subventions se sont taries et que la plupart des entreprises cotées n’existeront plus dans les dix ans : elles auront fait faillite. Prenons deux valeurs bien connues : FIRST SOLAR et MOLYCORP.

Je dois dire que mon conseil de se retirer du secteur solaire a été fait en mars 2011 et que cela m’a heureusement réussi. Dans cette entreprise nouvelle, les analystes n’avaient en fait aucune base de référence et emportés par la déferlante écologique et energies renouvelables, ils ont surestimés les bénéfices par action d’au moins 15% pour FIRST SOLAR et cela pendant quatre trimestres. Leur jeter la pierre est facile, mais c’est le métier qui ne l’est pas. Personnellement, je pense qu’il faut s’informer, réfléchir et agir. Vous voulez des actions solaires, il y a des primes qui vous tombent du ciel et tout le monde en parle. On commence à se dire quel telle entreprise vend moins cher, que d’autres produits sont plus évolués, que de nouvelles usines ouvrent en Chine, que des pans complets de l’économie se mettent au photovoltaïque, bref, vous êtes dans un transport de joie boursière. Vous avez trouvé le filon porteur.

Et voilà, c’est raté. La concurrence chinoise est rude et les estimations de bénéfices sont mises en doute, les avertissements sur bénéfices sont publiés et les valeurs dégringolent sur toutes les bourses.

Maintenant que faire ? Le deuxième trimestre 2013 est bien parlant pour FIRST SOLAR. On s’attendait à une accalmie et un profit de 0.59$ était attendu. Manque de chance, la société annonce une perte de 0.08$ par action. C’est triste, surtout parce que personne n’est à même de prédire ce que sera demain pour cette société. Nous arrivons alors comme pour les dégradations des obligations souveraines. En examinant les estimations nouvelles de bénéfices pour FIRST SOLAR, les analystes tablent sur une fourchette de 0.03 à 3.03$. Avec 1.50$ de moyenne pour le troisième trimestre et une telle amplitude dans l’EPS, on ne sait quel est le cours futur de l’action. Et si vous regardez la fourchette d’estimation de bénéfices pour 2013, vous arrivez à un éventail partant de 0.99 $ à 5.90 $. Disons le franchement, ce n’est pas le fondamental qui va vous aider à construire votre portefeuille de valeurs en énergies renouvelables.

Dans le marché des métaux des métaux des terres rares, la Chine a gravement perturbé les approvisionnements et les usines en cours de construction lancent régulièrement des communiqués disant que la date de production approche grandement. MOLYCORP a refroidi plus d’un investisseur chevronné. Là aussi, le ciel nous est tombé sur la tête. Nous le savons depuis longtemps, les prix des matières premières sont volatiles et les dates de production intensive sans cesse reportée. De plus, les analystes ne s’entendent guère sur la perspective des bénéfices futurs. Après une rareté manoeuvrée par la Chine, il y aurait subitement surabondance de produits et les cours des matières premières s’effondreraient en entrainant les cours boursiers. A ce jour, le bénéfice par action attendu pour le prochain trimestre serait dans la fourchette : perte de $ 0,15 par action ou gain de 0,20 $ et pour l’année complète : entre 0,38 $ et 2,30 $ par action. Honnêtement, que vaut l’action? Disons, que vaut la méthode fondamentale pour ce genre de produits ? Ma réponse est : ne pas faire confiance à ce type d’estimation soumis aux forces du marché international et aussi aux mains de spéculateurs peu scrupuleux. Cela met à mal une partie des EPS estimé (earning per share) comme indicateur avancé.

Oserais-je vous avouer qu’à Wall Street, il se dit que des analystes sont payés pour faire de faux commentaires et remplir les poches des bearich ou bullish à court terme. Je vous rassure toutefois en vous disant que les bonnes sociétés dites valeurs de fond de portefeuille ne sont pas soumises à cette critique et qu’il est alors logique de faire confiance aux dires des analystes.

Les valeurs américaines sont revenues dans les plans d’achat et il faut profiter de la volatilité actuelle pour moyenner les positions perdantes de qualité. Il serait vain de croire au redressement de certains secteurs somme le photovoltaïque, l’éolien et autres aventures en énergies renouvelables. La Chine pourrait même nous apporter du bonheur.

Contrairement à ce que disent certains experts (ils y en a tellement !!) la Chine n’arrive pas à la fin d’une super période de croissance. Il y a bien des problèmes intérieurs avec l’immobilier, les crédits et le social mais en réalité, ses dirigeants font un travail remarquable alors que nous, en Europe, nous nous crépons le chignon !! La Chine dans sa période de mini récession ne cesse d’importer des matières premières essentielles à son développement et de prendre le contrôle d’entreprises minières en Afrique et autres divers pays. Elle prévient la pénurie d’énergie et s’assure sur la rareté des ressources. Lorsque vous visitez la Chine, vous comprenez de suite que ce pays est condamné à construire et à prospérer tout au long de ce 21ème siècle.

Si la croissance a ralenti, surtout dans le bâtiment, la bourse a fait de même. Maintenant, les vagues de mini-rallyes sont fréquentes et la Chine devrait connaître une reprise cette année même.

Les analystes ont remarqué que la Chine continue de faire des réserves de matières premières dont la demande se réduit. Elle a l’art d’acheter à bon compte. Certains stratèges ont découvert que le cuivre, l’or et l'argent ainsi que tous les produits indispensables pour l’énergie et l’énergie renouvelable sont stockés sans problème. Pour confirmer cette analyse, il est bon de jeter un coup d’oeil sur les principaux indicateurs de ces matières.

A première vue, rien d’affolant. Nous sommes bien bas et sous les moyennes tombantes. Tout achat serait spéculatif. Mais si vous regardez l’accumulation-distribution, l’achat se fait au compte-gouttes et les positions des Institutionnels et des Chinois semblent être encore très importantes.

Pourtant, un analyste américain prétend que les prochains gagnants dans la hausse de cette année seront les petites mines. Il pense que le marché sera explosif, que l’escalade des coûts d’exploitation sera rapide car la matière première est de plus en plus rare. Vous me direz que les petites mines sont d’une volatilité dangereuse pour un investisseur non habitué. Les audacieux pourront prendre la valeur engagée en Alaska la NOVAGOLD et sa start up NOVACOPPER. Les autres prendront un ETF, la GOLD MINERS ETF.

A première vue, le cuivre semble rester la convoitise de gros investisseurs. Mais ce travail de recherche est souvent porteur. Prenons le cas de la firme SOLAZYME (SZYM) qui transforme le sucre en pétrole. La firme américaine de recherche ThinkEquity a conseillé d’acheter la valeur avec une cible de 15 $. La société présente un bilan positif et développe de bons produits nouveaux.

ThinkEquity note que les algues SOLAZYME sont à la fois utilisées pour développer les soins de la peau, la nutrition, employées en chimie et aussi comme produits pétroliers. Mais, n’en déplaise aux écolos, vu le sort réservé aux énergies renouvelables, n’achetez pas cette valeur en espérant que l’entreprise va vendre avec profit, son carburant provenant d’algues marines. Les autres produits feront de SOLAZYME, une société viable.

Pour soutenir mon raisonnement, voici une autre société aux ambitions quasi similaires. Amyris, Inc, est une société intégrée de produits renouvelables. Elle offre des alternatives à une gamme de produits dérivés du pétrole. La société utilise sa plate-forme industrielle de biologie synthétique afin de modifier les micro-organismes, principalement la levure, pour convertir le sucre de plantes en une variété de molécules d'hydrocarbures qui peuvent être utilisées dans une gamme de produits. Le constat, l’EPS est négatif à 5.18 $ par action. Moralité, il est plus judicieux d’investir dans des valeurs rentables.

Mais maintenant, que faire ? Je pense que l’embellie est proche. Le rallye traditionnel de juillet, les élections américaines et il faudra bien finir par s’entendre sur les querelles financières en Europe. Le plan Hollande est absurde et commence déjà à s’effriter mais pour construire, il faut des compromis (La Belgique est spécialiste en la matière) et chacun attend un peu de relance pour éviter l’étouffement.

La Banque d'Espagne déclare que de nouveaux tests de résistance ont révélé que les banques du pays n’avaient besoin que de 16 à 62 milliards d'euros de capitaux supplémentaires pour se stabiliser face à la crise financière. C’est mieux que les 60 à 70 milliards d'euros attendus.

L'agence d'évaluation financière Moody's a abaissé la note de crédit de 15 établissements financiers de premier plan, déclassant notamment Morgan Stanley de deux crans et Crédit Suisse de trois crans, en expliquant que les activités de trading des banques les exposaient à des pertes importantes. Je pense que c’est une bonne nouvelle. J’avais annoncé à la Salle Boursière que les USA dégradaient d’abord les banques étrangères avant de faire la toilette chez eux. Effectivement, cela passe mieux auprès des investisseurs et la bourse n’a pas plongé outre mesure.

Le Fonds monétaire international (FMI) a invité la zone euro à donner une "réponse vigoureuse et complète" face à la crise de la dette, préconisant une politique monétaire plus souple, la recapitalisation des banques faibles et l'abandon des objectifs nominaux pour la réduction des déficits comme solutions à court terme. J’ai l’impression que cela va bouger dans le bon sens. Comme le laisse apparaitre le graphique sur les positions des Institutionnels en page 4, le mouvement de vente s'est accéléré à la suite d'une note de Goldman Sachs, qui recommandait de prendre des positions courtes sur le S&P 500, conduisant les principaux indices à enregistrer leur deuxième plus forte chute de l'année sur une séance. Cela permet aux institutionnels de prendre le papier à très bon compte avant le rallye qui se prépare.

Sachez toutefois que Donald Ellenberger, gérant de portefeuille chez Federated Investors, doute que les Etats-Unis retombent en récession, mais ne table que sur une faible croissance à l'avenir. Il note que la décision prise par la Réserve fédérale, qui a annoncé une nouvelle mesure de soutien à l'économie en prolongeant le programme baptisé "Opération Twist" jusqu'à la fin de l'année, vise davantage à rassurer les acteurs du marché qu'à réellement améliorer l'économie. Mais je suis optimiste pour une hausse des cours du moins cette année. La cyclologie le prédit et lutter contre la statistique, c’est souvent aller au-devant de bien des regrets.

La valeur AGEAS et le BEL 20 semblent se préparer à la hausse. A ce prix, on devrait tenter sa chance car les USA sont déjà à la hausse.

Bonne lecture

Commentaires

Le 23/06/2012 | AS2PIC

On risque de revoir les 3400 pts CAC cette année, mais aussi des niveaux plus bas qui viendront avant ou après, là est la question.

Les portefeuilles actions sont vides, surtout avant l'été (en mémoire de l'été meurtrié de 2011), donc, un petit nombre d'investisseurs feront le marché, ce qui donne une stratégie.

Je pense que les quelques fonds spéculatifs qui donneront la tendance cette été, chercheront à l'automne, le relai pour sortir, mais c'est un peu "téléphoné", la stratégie la plus simple étant de rester liquide en attendant le retournement.

L'autre stratégie est de suivre le marché et de ne pas oublier de sortir, d'où mon objectif de 3400 CAC en cas de hausse et 2800 au plus bas, on se trouve actuellement sur le pivot de 3100 pts, faut toujours penser à laisser un "pour boire" au marché en sortant un peu avant. Comme d'habitude, pour trouver des acheteurs (contreparties) sur ces niveaux, le marché doit donner des objectifs supérieurs à son approche, des gérants verront 3600 (plus haut 2012) et 2600 (plus bas 2009)

Un indicateur de je surveille, le WTI, il est sur son pivot 80$, j'en ai déjà parlé, s'il baisse encorre, c'est un grave signe de récession (un véritable plongeon dans un chaudron de type 1929 et c'est un baril de pétrole sous 20$, peut-être même, 10$), à contrario, une remonté est le signe de reprise (la dernière phase de hausse résultait des Q.E US, le DC du WTI est la confirmation de l'échec de ces Q.E, un tour pour rien)


Le 24/06/2012 | Lecut

Bonjour à tous,

Dans sa "Gazette" de juin, Roger Lecut y fait un commentaire pertinent en citant FIRST SOLAR (ex-leader DE) qui s'effondre devant les premiers coups de buttoir concurrentiel chinois.. Ainsi un ami peu aguerri en finances "conseillé" (sic) par la DB à propos d'obligations "sans risques" vient d'y perdre 70% de son investissement en 15 mois.

Bonds de 400 mio€ lancés en début 2010, vendus par tranches de saucisson via DB (co-Mgr avec JP Morgan)

Erreur de conseil (+1 au compteur), ou parfois (comme dit bien R.L.) : personne en Europe n'avait vu venir le Dragon et ses flammes solaires !

Il a suffi que cessent des subsidiations massives et indues voulues par certains partisans gouvernementaux Verts-Ecolos pour que tout le "modèle économique U.E. renouvelables s'effondre! Laisser la main à des idéologues incompétents mènera notre continent à une dérive accélérée (sans devoir attendre les effets de la tectonique des plaques :-[ ).

FIRST SOLAR n'est pas la seule à déchanter ; plusieurs groupes analogues (y compris US) en ont vécu des traumas. Consolidations en perspective? Dans LaLibreEntreprise ce W-E, un articlulet cite PHOTOVOLTECH (à Tienen ; 267 personnes) face à des problèmes analogues. Lancée sur des incitations gouvernementales en co-partenariat par GDF-Suez et Total dès 2007, la société est virtuellement faillie (des surcapacités, en l'absence desdits subsides!) (et avec 100 mio€ belges, désormais en déglingue) ...

Ce qu'ignore les braves alchimistes verdâtres, c'est aussi ceci :

Si l'on prend prétexte du CO2 anthropique (soit à peine 15% de 0,05 % de la composition atmosphérique :-P , dont se réjouit toute notre flore et nos arbres pour croitre).

Considéré d'influence = 1 sur les GES, le CH4 (méthane) est lui 24x plus influent, le NO2 l'est 300x, les CFC disparus de nos industries depuis les années '90s l'était 3.000x. Mais horreurs entre toutes : le NF3 (trifluorure d'azote) l'est lui 17.000 plus pervers !!! Or la production de cellules photovoltaïques requiert son usage (rigoureusement contrôlé); soit un aspect sur lequel les "jaunes" chinois se montrent un tantinet moins soucieux que nos industriels et députés verts-incompétents. D'où ces 70% du marché productif conquis pour des produits "écologiques" low-cost (que nos pauvres installateurs d'U.E. s'efforcent de placer avec les subsides que paient 99% de contribuables pour complaire les 5% de bénéficiaires verts persuadés de contribuer à la survie des générations futures)!

Ah oui : dernier scoop ? Les milliers d'éoliennes off-shore qui devaient être la panacée à tous nos soucis... Chacune d'elle exige des fondations (soit plus de 150 tonnes de béton/unité). Or les inspections allemandes confirmeraient ces fondations se révèlent instables et s'effritent partiellement ... ce qui exigeraient des coûts monstrueux de consolidation. Ingénieuses et sans risques ces milliers d'éoliennes? Engins dont celles futures vont passer à 1,5 à 3 puis 5 et (futur) 10 MW de puissance (quand le vent du dieu éole veut bien en agiter les pales).

Au bilan de quoi, chacun devrait se réjouir que soient disponibles ces gros terminaux LNG et de futures centrales alimentées à partir des gaz russes, celui des pays arabiques et des ShaleGas américains et canadiens! Tandis que nous - européens - refusont d'explorer les mêmes techniques à 3.000 m de profondeur (là où ne sont pas les nappes phréatiques) !!! Puis que les allemands ayant éteint leurs centrales nucléaires vont désormais devoir stopper d'être la locomotive socio-économique U.E. ???

Pauvre Europe de toutes nos superstitions et idéologies bornées... E.S.