Pourquoi l’investissement à long terme est la clé du succès en bourse ?
Investir en bourse peut sembler risqué, surtout lorsque l’on observe la volatilité des marchés sur des périodes courtes. Cependant, une analyse approfondie des rendements historiques montre que le long terme est un allié puissant pour les investisseurs.
Examinons pourquoi une approche à 15-20 ans ou plus est nettement plus avantageuse que le court terme.
La volatilité à court terme : une menace pour les investisseurs impatients
Les rendements annuels du marché boursier américain depuis 1872 révèlent une forte volatilité sur des périodes courtes. En effet, d’une année à l’autre, les performances peuvent varier de +53,2 % à -37 %.
Cette forte variabilité expose les investisseurs à un risque élevé s’ils ont un horizon d’investissement trop court.

L’analyse des cycles de marché montre que des périodes de forte baisse ont souvent été suivies par des reprises spectaculaires. Par exemple, lors de la crise des subprimes en 2008, le marché a chuté de près de 37 %, mais il s’est redressé dans les années suivantes pour atteindre de nouveaux sommets. De même, après l’éclatement de la bulle internet en 2000, le S&P 500 a mis plusieurs années à se remettre, mais les investisseurs qui ont maintenu leur position ont fini par retrouver des performances positives. Plus récemment, la chute brutale du marché en mars 2020 due à la crise du COVID-19 a été suivie par une remontée fulgurante, avec des records historiques atteints en quelques mois seulement.
Cette étude est basée sur le marché américain, avec des données ajustées de l’inflation et incluant le réinvestissement des dividendes, afin de refléter la performance réelle pour un investisseur de long terme. (Source : The Measure of a Plan)
En moyenne, le marché affiche un rendement annuel de 8,6 %, mais avec une déviation standard de 18,2 %, ce qui signifie que les fluctuations sont considérables. Un investisseur qui se retire après une année négative risque donc de cristalliser ses pertes au lieu de bénéficier de la remontée des marchés.
La probabilité de gains augmente avec le temps
Une analyse de la distribution des rendements annuels montre que le marché est en hausse 69 % du temps et en baisse 31 % du temps. Ainsi, bien que des pertes soient fréquentes à court terme, elles sont largement compensées par les années positives.

Plus un investisseur reste investi longtemps, plus la probabilité de rendement positif augmente. Sur une période de 20 ans, les pertes historiques sont quasi inexistantes.
Lissage des rendements et diminution du risque sur le long terme
Les rendements annualisés sur 1, 5, 10 et 20 ans montrent une tendance claire : plus l’horizon d’investissement est long, plus la variabilité des rendements diminue. À court terme, on peut subir de fortes pertes, mais sur 20 ans, le marché a toujours généré un rendement positif compris entre 0,5 % et 13,2 %.

Sur 20 ans, la volatilité est considérablement réduite, avec un écart-type de seulement 2,9 %, contre 18,2 % pour les périodes d’un an. Cela signifie que les fluctuations sont bien moins marquées et que les investisseurs bénéficient d’une plus grande prévisibilité des rendements.
Le pouvoir des intérêts composés
L’un des avantages majeurs d’un investissement long terme est le pouvoir des intérêts composés. En réinvestissant les gains, les investisseurs voient leur capital croître de manière exponentielle. Par exemple, un investissement initial de 10 000 € avec un rendement moyen de 7 % par an double en environ 10 ans et atteint près de 40 000 € en 20 ans, sans aucun apport supplémentaire.
Conclusion
L’analyse des performances historiques du marché boursier américain confirme que le long terme est la clé du succès en investissement.
Les fluctuations à court terme peuvent être stressantes, mais elles ne doivent pas faire oublier que, sur des périodes de 15 à 20 ans et plus, le marché a toujours généré des rendements positifs.
En adoptant une approche patiente et disciplinée, les investisseurs maximisent leurs chances de réussite et réduisent considérablement les risques associés à la volatilité.
M.B